Faces Behind Food

Food unites us, but how much do we know about the people who work hard day-in and day-out to ensure Canadians have access to fresh, safe, nutritious, and delicious food? With a food supply chain as diverse and plentiful as ours – it really does take a village. Faces Behind Food will capture the passion behind the food that we love, one person at a time.

If you know someone who should be featured on Faces Behind Food, email info@farmfoodcare.org

Les produits alimentaires nous unissent. Mais que savons-nous des personnes qui travaillent dur au quotidien pour que les Canadiens aient accès à des aliments frais, salubres, nutritifs et succulents? Avec une chaîne d’approvisionnement aussi diverse et abondante que la nôtre… c’est tout un village qui est nécessaire. L’initiative « Derrière la nourriture… des visages » capture la passion à l’œuvre derrière la nourriture que nous aimons… une personne à la fois. 

Si vous connaissez quelqu’un que nous devrions présenter par le biais de cette initiative, envoyez-nous un courriel à : info@farmfoodcare.org

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« J’ai été élevée par une mère célibataire qui m’a appris l’importance de cultiver ses propres légumes; son jardin était génial. J’ai appris à mettre en conserve et à préserver les légumes. Je n’ai pas été élevée dans une ferme, mais j’ai appris à aimer manger ce que je cultivais.

J’ai rencontré mon mari Billy par l’intermédiaire d’un ami. La famille de Billy cultive dans le Holland Marsh depuis 1934, quand son grand-oncle s’est installé ici. Cette région ne ressemble pas à la plupart des autres régions rurales de l’Ontario, où les fermes sont réparties sur des parcelles traditionnelles de 100 acres. Ici, il s’agit davantage d’un hameau agricole. Des agriculteurs y exploitent de nombreuses petites propriétés à différents endroits. J’étais secrétaire juridique quand j’ai commencé à sortir avec Billy et je venais passer les week-ends et les vacances pour l’aider avec les travaux des champs. Nous nous sommes mariés en 1988. Il n’y a aucun travail à la ferme que je n’ai pas déjà fait.

L’un des plus grands atouts dont nous disposons, en tant que maraîchers, est notre accès aux travailleurs agricoles saisonniers. Cette année, nous avons trois excellents employés de Trinidad. L’un vient ici depuis 10 ans; un depuis cinq ans et nous en avons un nouveau cette année. Ils sont vraiment entreprenants, intelligents et ils sont vraiment bons dans tout ce qu’ils font. Au printemps, nous craignions qu’ils ne puissent pas venir en raison de la fermeture des frontières à cause de la COVID-19, et ils ont mis des mois à arriver jusqu’ici. Nous avions un plan de secours, mais ces gars-là CONNAISSENT le travail, et — ils traitent notre ferme comme si c’était la leur. Ils sont vraiment fiers du travail qu’ils font!"

-Avia

« J’ai commencé à apprendre les sciences animales grâce à mon père et notre berger principal; puis, ma sœur est allée à l’Université de Guelph — c’est ainsi que j’ai découvert le programme auquel j’ai fini par m’inscrire. La partie la plus gratifiante de mon travail est de voir les veaux que j’ai élevés avoir leur premier veau qui commence à son tour à donner du lait; ou quand une vache est malade, je lui consacre beaucoup de temps pour qu’elle aille mieux. C’est vraiment super.

Nous voulons élever notre famille à la ferme et nous allons bientôt avoir un enfant, donc nous ne voulons pas engager quelqu’un d’autre. Installer des robots nous a donné cette flexibilité d’avoir des enfants, ce qui était la raison principale : une plus grande flexibilité.

Ce que je préfère quand je me réveille à la ferme, ce sont les levers de soleil. Rien de plus beau! Je me lève entre 4 et 5 h tous les jours. C’est paisible, c’est agréable. En grandissant, mes sœurs et moi avions l’habitude de faire du vélo dans les allées et les collines jusque dans notre ancienne grange. J’aime passer beaucoup de temps en famille, ou j’aime aller à la gym le matin, si je ne travaille pas, ou faire une belle longue promenade avec mon chien. »

-Emily, productrice laitière

« Je m’appelle Prince, mais je ne suis pas vraiment une vedette du rock — je suis une vedette de la pomme! Je viens de la Jamaïque au Canada depuis 20 ans pour travailler dans cette exploitation fruitière. La principale raison pour laquelle j’ai commencé à venir était d’aider ma famille à la maison. J’ai trois enfants et trois petits-enfants et je leur parle presque tous les jours. Chez nous, nous avons une petite ferme et nous produisons des bananes, des noix de coco, des plantains et des arbres à pain. Ma femme s’en occupe quand je suis ici. Nous en vendons et nous en mangeons une partie. Le travail ici est difficile, mais il m’a donné beaucoup d’expérience.



Ricardo : suivre mon père au Canada il y a cinq ans fut une décision facile à prendre. Depuis, j’y viens chaque année. À la maison, je travaillais comme policier municipal, mais maintenant je suis ici huit mois par an. J’ai essayé à peu près tous les emplois ici et j’aime la variété du travail. Nous craignions de ne pas arriver ici cette année parce que la frontière était fermée et que cela a causé un retard. Ils ont finalement envoyé un vol nolisé vers la Jamaïque pour venir nous chercher. Même maintenant, tout le monde dans cette ferme prend de nombreuses précautions contre la COVID. Il est important de prendre tout cela très au sérieux.



Prince : Je ne pense pas que les gens se rendent compte que toutes les pommes sont cueillies à la main. Elles s’abîment si facilement que vous devez être prudent. J’aimerais que les gens sachent à quel point nous travaillons dur pour produire de la nourriture pour les Canadiens. Un jour, une dame s’est arrêtée pour nous remercier. Ça nous a fait du bien. »

-Prince et Ricardo, une équipe père/fils de travailleurs agricoles saisonniers de la Jamaïque

« Ma famille gère un programme ACS (agriculture communautaire partagée) sur notre ferme familiale, chaque semaine, d’avril à décembre; elle envoie environ 380 caisses de fruits et légumes à ses clients. Une grande partie provient de notre propre ferme, mais aussi d’autres fermes locales de l’Ontario qui suivent les meilleures pratiques agricoles. Nous cultivons toutes les anciennes variétés de tomates, du chou frisé et des micro-légumes. Pendant la COVID-19, nos clients ont été vraiment contents d’avoir des produits locaux frais! Ils trouvaient quelque chose de nouveau chaque semaine dans leur caisse. Nous livrons à environ la moitié d’entre eux et l’autre moitié est vendue dans une centrale ou à notre ferme directement.

Ma mère et mes trois enfants travaillent également tous les jours dans cette entreprise. Nous sommes une équipe et nous savons que si nous ne travaillons pas ensemble, rien n’ira bien.

Chaque semaine, nous donnons également entre 150 et 250 livres de produits frais à des organismes de bienfaisance locaux dont l’objectif consiste à aider les femmes et les enfants victimes de violence; nous donnons aussi aux organismes de bienfaisance ayant un programme de réadaptation pour les alcooliques et les toxicomanes. Pour moi, c’est une façon de faire avancer les choses. J’ai toujours cru que ce que vous offrez, vous le récupérez. »

-Linda, Seed to Feed Co.

« On me surnomme Pieces. Je ne sais pas d’où ça vient, sauf qu’il y avait quatre Anthony qui travaillaient dans cette ferme un été; nous avions donc besoin de surnoms pour nous différencier et le mien est resté.

Je viens ici depuis 20 ans depuis Trinité-et-Tobago. Au début, je pensais que c’était une bonne façon de gagner de l’argent, mais j’aime travailler ici et je suis toujours venu.

C’est un bon lieu de travail. Normalement, je viens en avril, mais cette année, je suis arrivé le 6 juillet — et j’ai dû rester 14 jours en quarantaine. Suffisamment pour me rendre fou! À la maison, j’ai trois enfants — des jumelles et un garçon — et neuf petits-enfants. J’appelle à la maison deux fois par semaine.

Note de l’éditeur : Bien que Pieces soit extrêmement modeste, ses collègues l’ont décrit comme un homme humble et aimable, bien connu et apprécié dans la communauté après deux décennies de travail au Canada. Il est toujours ce “gars qui donne toujours un coup de main” et “il a juste de l’amour pour tout le monde”, nous a-t-on dit. »

-Pieces, ouvrier agricole saisonnier de Trinidad et Tobago

« Je pense que le potentiel d’amélioration dans le domaine agricole est l’un des plus élevés en ce qui trait à l’utilisation de la technologie et des données. J’ai toujours été fasciné par les possibilités de transformation grâce à la robotique et à l’utilisation de plus de données à la ferme.

Avoir l’espace pour mener diverses activités est la partie la plus gratifiante de ce que mon travail. J’ai enseigné au Durham College il y a quelques années, et l’une des choses que je disais toujours aux étudiants est qu’on peut faire des milliers de choses avec un seul acre! Nous nous sommes plongés dans un certain type d’agriculture conventionnelle, mais même dans ce pays et avec notre climat, nous pouvons faire des centaines de choses avec un seul acre. Ainsi, la possibilité de passer de quelque chose à essayer quelque chose de nouveau nous est offerte chaque année.

Le meilleur conseil que j’ai jamais reçu est d’avoir l’esprit ouvert. Sur le papier, l’agriculture semble être un processus simple, mais au quotidien, il y a tellement de facteurs qui peuvent vous déstabiliser. Pouvoir s’y adapter est extrêmement important. J’adore les données et je regarde l’agriculture d’un point de vue très économique. Dans notre exploitation, nous cherchons à maximiser les profits par acre, par opposition à la culture d’autant de boisseaux par acre. Aussi, le défi d’utiliser les données d’une manière économique m’intrigue — c’est vraiment ce qui me pousse à prendre toutes nos décisions au jour le jour. »

-Norm, agriculteur

« Mes sœurs et moi sommes la quatrième génération à être élevée ici et mes grands-parents vivent encore dans la ferme voisine. C’est ma dernière année d’étude en commerce agricole à l’Université de Guelph et je pense lancer ma propre entreprise depuis quelques années maintenant. J’ai toujours été fasciné par les abeilles. Elles sont partout et tellement intéressantes!

J’ai acheté deux colonies au printemps dernier. C’est un peu comme une trousse de démarrage pour les ruches. Puis cette année, j’ai en fait trouvé un autre essaim d’abeilles qui avait élu domicile dans la boîte aux lettres d’un voisin. Alors, maintenant, j’ai trois ruches et j’espère en avoir 10 d’ici l’année prochaine. On m’avait prévenu que je n’obtiendrais peut-être pas de miel la première année, mais j’en ai en fait récolté 200 livres! La première fois que j’y ai goûté, c’était tout simplement merveilleux. Mes clients nous ont félicités pour le goût de notre miel et sa couleur.

J’ai tellement appris lors de cette première saison. D’autres apiculteurs m’ont donné des conseils et ont répondu à mes questions. Et je n’ai été piqué que six fois pendant toute la saison!

À cette période de l’année, les apiculteurs préparent leurs ruches pour l’hiver. Nous nourrissons les abeilles avec du sirop de sucre pour qu’elles fassent leurs réserves hivernales. J’ai traité mes ruches contre les Varroa destructor. Ce sont des parasites qui ravagent les ruches.
Puis, dans quelques semaines, on enveloppera les ruches pour les protéger contre le vent et les intempéries. Nous les laisserons comme ça jusqu’au printemps.

Il y a eu beaucoup d’idées fausses ces dernières années sur les liens possibles entre la santé des abeilles et les fermes céréalières; c’est donc aussi un petit projet de recherche pour moi. Mes ruches sont situées à côté de notre champ de maïs et cela n’a pas eu d’impact sur la santé des abeilles. Je pense que les agriculteurs et les apiculteurs doivent travailler ensemble parce que nous avons tous besoin d’abeilles pour la pollinisation. Nous sommes tous dans le même bateau et un problème aussi complexe que la santé des abeilles mérite de bien connaître tous les aspects du problème. »

-Sam

J’ai passé beaucoup de temps dans la ferme de mes grands-parents; c’était mon endroit préféré et grandir auprès d’eux a été extraordinaire. Mes grands-parents et mon oncle ont des chevaux de trait avec lesquels j’ai grandi. C’est probablement mon souvenir préféré. J’ai commencé à étudier les sciences à l’Université de Guelph (la kinésiologie), et j’ai suivi ce programme pendant deux mois. Puis, j’ai décidé que ce n’était pas pour moi et que l’agriculture était ma passion de toujours. Alors je crois que j’étais à la meilleure école pour cela!

La meilleure partie de mon travail consiste à m’impliquer dans le processus du début à la fin. En hiver, je planifie les cultures, les engrais et je vends des semences. On s’implique vraiment dans la totalité du processus et je trouve cela vraiment gratifiant, surtout quand les producteurs sont satisfaits de leurs récoltes en fin d’année.

Le meilleur conseil que j’ai jamais reçu est de rester positif : l’agriculture, c’est beaucoup de hauts et de bas chaque année. Il peut y avoir de bonnes années et des mauvaises. Il faut essayer de toujours rester positif!

-Taylor, spécialiste des cultures de légumes

La famille de Rob cultive dans le Holland Marsh depuis 60 ans; ils y cultivent des carottes, des betteraves, des pommes de terre et des oignons. Son père s’implique encore dans l'entreprise.

Nous avons toujours rêvé de démarrer un marché de producteurs - mais c’était une vision sur cinq ans et non un plan de trois mis en place en pleine pandémie! Au printemps dernier, nous avions quelques légumes en trop à vendre, alors nous les avons mis sur une table à l'extérieur de notre ferme - et ils se sont vendus tellement vite! Nous avons donc ajouté une tente pour abriter la table; puis, on a ajouté trois autres tables… et trois tentes… et on ne pouvait toujours pas répondre à la demande! Nous avons donc décidé de rénover rapidement un hangar dans lequel on avait l’habitude d’emballer nos légumes. Maintenant nous avons un marché de fermiers qui vend nos produits ainsi que des produits d'autres des agriculteurs de la région et de l'Ontario.

La réponse de nos clients a été incroyable. Au cours des premiers mois de la COVID-19, les gens avaient peur d'aller dans les épiceries et étaient donc heureux d'avoir une option proche de chez eux et sécuritaire pour acheter leurs produits. Maintenant, nous avons décidé de vendre un panier pour l’Action de grâce. Il comprend tout ce qu’il faut pour le dîner - y compris une dinde - et nous ferons de même pour Noël. Les clients nous demandent de vendre nos produits aussi en hiver. Ils ne veulent pas que nous fermions les portes!

Une des choses que j’aime le plus, c’est de pouvoir répondre aux questions sur la nourriture que nous vendons. Un client s'est demandé pourquoi les pommes de terre de notre marché étaient sales - parce que celles d'une épicerie ne le sont pas. Il ne savait pas que les pommes de terre poussaient dans la terre; alors quand on les récolte, elles sont couvertes de terre, ce qui les aide en fait à mieux se conserver.

-Shannon et Rob, Marché fermier de la Ferme de la famille Marques

Je me souviens très clairement de m’être assise dans le centre de cancérologie l’hôpital, vêtue d’une robe rose et de regarder les autres femmes dans la pièce. Elles étaient toutes plus âgées que moi, comme les femmes sur les affiches du centre. Je n’avais que 33 ans. Je ne voulais pas porter cette robe et je ne voulais pas être là. Quand j’ai découvert une protubérance et qu’elle a été testée, on m’a dit que ce n’était probablement rien. Mais ensuite, une infirmière m’a appelé pour me dire que c’était un cancer. Je ne m’y attendais pas. Y penser me fait encore pleurer. C’était il y a cinq ans et il y a cinq chirurgies de cela — y compris une double mastectomie. Je veux vraiment changer le discours sur le cancer. Lorsque vous découvrez une protubérance, il ne faut pas avoir peur de se faire examiner. Ça pourrait vous sauver la vie… comme la mienne.

Je suis productrice d’œufs et j’ai grandi en travaillant avec mon père dans cette ferme. J’ai toujours aimé être dans le poulailler. Lorsque j’ai reçu un diagnostic de cancer et que j’ai suivi les traitements, je devais encore m’occuper de nos volatiles et cela me semblait tellement normal. J’ai également rencontré mon mari peu de temps après ma deuxième opération. Vous apprenez vraiment à connaître le caractère de quelqu’un quand il vous soutient à un moment comme celui-là. Cela ouvre votre cœur.

-Tonya, productrice d’œufs.

J’ai grandi dans une ferme porcine et j’ai toujours adoré quand les camions arrivaient pour emporter notre bétail. Avant, je voulais être agriculteur comme mon père, mais au lieu de ça, j’ai suivi une formation pour obtenir mon permis AZ. Je conduis maintenant des camions de bétail depuis environ un an et demi. Avoir une expérience de travail avec les porcs m’a vraiment aidé dans ma carrière, car je sais comment les déplacer en toute sécurité. Mes collègues et moi sommes également tous formés et certifiés d’un programme : Assurance de la qualité du transport. Ce programme permet d’enseigner aux conducteurs comment manipuler, déplacer et transporter des porcs. Je pense que cette formation spécialisée est une chose que beaucoup de gens ne connaissent pas. J’aime vraiment cette carrière jusqu’à présent. J’ai aimé apprendre à connaître mes collègues et les agriculteurs à qui je rends visite. J’aime aussi beaucoup voyager à l’extérieur de la province et voir d’autres parties du Canada. Jusqu’à présent, mon arrêt préféré a été à Moose Jaw, en Saskatchewan. Si je rencontre quelqu’un qui ne connaît pas grand-chose à l’agriculture, il me pose des questions sur mon travail — par exemple, combien d’animaux peuvent voyager dans un camion à la fois et quelle distance nous parcourons. Quand je ne conduis pas de camions, j’adore faire du 4x4 et passer du temps avec mes amis.

-Ben — Transporteur de bétail

J’avais probablement 9 ou 10 ans lorsque j’ai commencé à aider mon père mécanicien à faire de simples changements d’huile et d’autres projets dans son atelier. Puis, j’ai commencé à réparer les tondeuses, et maintenant, je l’aide à réparer des engins beaucoup plus gros, comme cette moissonneuse-batteuse. J’aime ce genre de travail, car on peut vraiment travailler pour soi. Mon père contrôle régulièrement ce que je fais pour voir si je fais bien les choses.

Depuis la COVID, les choses sont un peu bizarres, mais beaucoup de gens connaissent des situations bien plus graves. Nous avons encore beaucoup de travail à faire et j’ai dû aider beaucoup à l’atelier. J’aime vraiment jouer au trampoline, regarder des films et jouer aux jeux vidéo. J’aime aussi jouer au soccer, mais cette année tout a été annulé à cause de la COVID.

-Kyle, 13 ans, futur mécanicien pour engins agricoles

J’ai été élevée dans une pommeraie et à 18 ans, je suis allée à l’université. Après l’université, je suis rentrée à la maison où j’ai travaillé dans une banque pendant 5 ans, tout en élevant mes propres poulets; puis une ferme des environs a été mise en vente. Il se trouve que c’était une ferme de production de pommes. Mon mari et moi l’avons achetée et maintenant nous y travaillons à temps plein avec nos quatre jeunes enfants. Ce qu’il y a de mieux en travaillant à la ferme, c’est de se lever, de travailler dur et ensuite de se sentir bien et accompli à la fin de la journée. Je trouve cela gratifiant, à mesure du passage de la saison, de regarder les pommes pousser et de savoir combien de travail a été nécessaire. Mon souvenir préféré en grandissant est lorsque je m’amusais dans la pommeraie avec mes frères et sœurs. Lorsque je ne travaille pas à la ferme, j’enseigne le Tae Bo et j’adore aller faire du bateau. Faites toujours de votre mieux. C’est le meilleur conseil que j’ai jamais reçu.

-Christine, éleveuse de poulets et productrice de pommes.

« J’ai grandi dans une ferme laitière et je passais mes soirées à aider un voisin mécanicien. Aussi, cette carrière… c’est de sa faute! J’aimais travailler à la ferme, mais je ne voulais pas travailler 7 jours par semaine pour le reste de ma vie. Ce qui est drôle, par contre, c’est que maintenant que je possède ma propre entreprise, je travaille presque 6 jours par semaine! Je suis allé à l’université pour apprendre comment réparer les machines agricoles en me spécialisant dans les moteurs diésel. J’ai ouvert ma propre entreprise en janvier 2002 et maintenant je m’occupe de réparer les engins des fermiers alentour, jusqu’à 2 heures d’ici. On répare tout.
Une des difficultés de ma carrière est que tout est urgent. Du mois de mars à la fin de l’automne, les fermiers doivent faire face à une énorme pression pour préparer les cultures et les récolter par la suite. Si leur machine tombe en panne, ça les empêche de faire leur travail et de respecter des échéanciers stricts. C’est là que j’interviens.
La plus grande récompense de ma carrière? Le fait de travailler à deux pas de la maison. Nous avons élevé 3 grands garçons qui ne m’ont jamais vu travailler pour quelqu’un d’autre, et j’étais toujours à la maison quand on avait besoin de moi. Ils ont commencé à m’aider à l’atelier, lorsqu’ils étaient plus jeunes, et maintenant, les 3 veulent travailler dans la mécanique… les camions ou les engins agricoles. Voir leur intérêt à vouloir une carrière similaire est une grande source de fierté. »

-Cam, mécanicien de machinerie agricole

« J’ai grandi dans la ferme laitière et je viens de prendre une année sabbatique avant de commencer l’université en automne. J’aime beaucoup la chimie et mon objectif est de faire carrière dans le domaine médical.


Qu’est-ce que je fais à la ferme? Tout ce qui doit être fait. Ma sœur, mon frère et moi nous occupons de tout. Malgré la COVID, nous avons beaucoup de chance d’avoir tant d’espace à l’extérieur… Ça facilite les choses.

J’adore vraiment le 4-H. C’est l’une des choses que je préfère. J’ai fait partie de nombreux clubs. J’ai vraiment adoré le club de fabrication de bonbons… c’était génial. »

-Allana, 19 ans

Je viens de recevoir mon diplôme et je vais aller au Fanshawe College cet automne. Mon objectif de carrière est de devenir mécanicien pour poids lourds. C’est un cours de 2 ans suivi par un programme d’apprentissage avant d’obtenir la licence officielle. Depuis que je suis enfant, j’aime aider mon père qui est aussi mécanicien à la ferme.

Quand j’avais environ 10 ans, j’ai commencé à l’aider en lui donnant des outils. Puis, un peu plus tard, il m’a appris comment reconstruire des moteurs plus petits, changer l’huile et d’autres petites choses. Maintenant je l’aide avec des choses un peu plus difficiles, comme la réparation de matériel, etc.

J’aime prendre quelque chose qui ne fonctionne pas et le faire fonctionner à nouveau. La COVID n’a pas vraiment eu d’impact sur notre entreprise. Les gens ont toujours besoin de réparer quelque chose. Pour m’amuser, j’aime aller pêcher et passer du temps avec mes amis. »

-Jacob, 18 ans, futur mécanicien poids lourd

Aller au marché fermier est l’un de mes souvenirs les plus anciens à la ferme, et c’est aussi l’une des premières choses que nous avons faites. On y allait très tôt et on aidait notre grand-père à y installer son échoppe; et pendant les pauses, on mangeait toujours des frites. Nous avons commencé à manipuler de l’argent très tôt, et très souvent, nous avons soit rendu trop ou pas assez de monnaie… mais c’est comme ça qu’on apprend!


En vivant à la ferme, vous apprenez beaucoup. Vous apprenez que les aliments que vous voyez à l’épicerie sont produits par des gens; et vous appréciez le temps et les efforts nécessaires pour que ces aliments passent de la ferme à la table. Le meilleur conseil que j’ai jamais reçu me vient de ma mère. Lorsque nous cueillons des pommes, elle nous dit toujours tu as deux mains c’est pour t’en servir parce parfois, on peut être paresseux et cueillir les pommes d’une main seulement. En ce qui me concerne, je traduis cela dans tous les aspects de ma vie : si on doit faire quelque chose, il ne faut pas le faire à moitié, mais s’y mettre à 100 % et travailler dur.

Le travail de mes rêves est un travail qui me permet de rester debout, en extérieur et ne pas toujours rester assis au même endroit. Nous sommes tous les deux très actifs, nous jouons au soccer et nous skions depuis l’âge de 7 ans. Ce dont je suis le plus fier c’est d’être devenu un moniteur de ski l’année dernière. C’est gratifiant quand je peux transmettre mes connaissances et compétences à des enfants plus jeunes. »

-Alex, 17 ans, et Kendra, 15 ans — producteurs de pêches et de pommes

J’étais à New York il y a 10 ans de cela. C’est là que j’ai acheté une cape en fibre d’alpaga. Je suis tombée amoureuse du matériau — si luxueux et si chaud! Je suis revenue à la maison déterminée à en apprendre plus.


10 ans plus tard, ma famille et moi avons emménagé dans une ferme où nous élevons 10 alpagas. Cela m’a pris 7 ans de les convaincre de déménager et de quitter notre maison en ville, mais nous avons changé notre vie du tout au tout. J’adore mes animaux : chacun a une personnalité différente. Nous cultivons aussi de la lavande et nous avons des ruches.


Les animaux sont tondus chaque année, et je travaille maintenant avec une usine locale et apprends comment travailler la fibre. Ma mère la tricote et en fait des chapeaux, des écharpes, des gants et des chaussettes.

Les premiers jours de la COVID ont été particulièrement stressants. Je sortais rien que pour passer du temps avec les animaux et je sentais que le stress se dissipait. C’est un ami de la famille qui m’a suggéré de partager cette expérience avec d’autres, et c’est ainsi que Yoga with Alpacas est né! Nous offrons maintenant des séances deux fois par semaine et nous avons vendu toutes nos places pour le début de l’automne. La réponse a été incroyable. Ce fut une magnifique expérience de pouvoir partager mon histoire et ces animaux avec d’autres.

-Penny, éleveuse d’Alpaca.

« La partie la plus gratifiante de mon travail consiste à préparer les plantes et de les vendre de 6 mois à un an plus tard, et de les voir du début à la fin, lorsqu’elles sont expédiées. On essaie toujours de nouvelles variétés et de nouvelles manières de rendre notre ferme plus dynamique et plus efficace. J’ai découvert les phytosciences quand je suis allé à l’Université de Guelph et ensuite quand j’ai travaillé en Colombie-Britannique dans une énorme pépinière pendant une saison après l’obtention de mon diplôme. J’ai appris qu’être le plus gros producteur n’est pas toujours la meilleure chose, mais c’est plutôt être le meilleur dans votre domaine de production qui compte. Ce que je préfère pour m’amuser, c’est d’aller à la chasse et de passer du temps avec ma famille. Ce qu’il y a de mieux quand je me réveille à la ferme, c’est de pouvoir aller promener mon chien chaque matin! »

-Philip, horticulteur

Nous voulions changer les attentes à l’égard de la nourriture et sur ce que signifie un service de traiteur 100 %. Nous avons démarré une petite cuisine à l’arrière d’une unité dans le centre d’Orangeville et après 8 ans, nous avons ouvert notre entreprise dans un local permanent équipé d’une cuisine commerciale. Nous voulions une belle entrée et une belle présentation pour Lavender Blue Catering. Nous avons décidé que notre restaurant serait très « français » et très joli pour non seulement exhiber nos pâtisseries et nos talents en matière de cuisine, mais aussi pour démontrer notre conception et notre goût, et cela jusque dans nos événements.
Avoir son entreprise est un travail qui vous occupe 7 jours sur 7 et 24 h sur 24. Parfois nous travaillons de 70 à 90 heures par semaine, et même si c’est un peu difficile, nous adorons ce que nous faisons et nous aimons nos clients. Je crois que c’est particulièrement important maintenant que les clients comprennent que nous travaillons aussi vite que possible avec les restrictions entraînées par la COVID et la diminution des membres de notre personnel. Parfois, il faut plusieurs jours avant de pouvoir répondre à un courriel, non pas parce qu’on ne veut pas, mais plutôt car il y a en trop à gérer en une journée. Le plus difficile, c’est vraiment d’avoir plusieurs chapeaux et de trouver le temps de consacrer tous ses efforts à tous les aspects de son entreprise. »

-Terry et Vanessa, propriétaires de « Les Finis dessert bar » et de Lavender Blue Catering

« Il y a 10 ans de cela, j’aurais cru que vous étiez fou si vous m’aviez dit que j’allais être journaliste… et encore moins dans le domaine de l’agriculture! Ça ne m’a jamais traversé l’esprit, même si j’ai toujours aimé écrire et que, depuis que je suis petite, j’écris des histoires pour m’amuser. Lorsque je suis allée à l’Université de Guelph pour étudier les sciences agronomes, mon objectif était de poursuivre une carrière professionnelle axée sur les animaux. J’ai été élevée dans une ferme, et c’est là que j’ai appris à aimer le bétail.
C’est en 2018, à l’occasion d’une réunion d’éleveurs de moutons, que les choses ont changé. J’ai rencontré non patron actuel, rédacteur pour un journal agricole; il m’a expliqué qu’il cherchait un journaliste. J’ai pensé que ce travail était fascinant; j’ai postulé et me voilà. J’écris maintenant des histoires sur tous les secteurs de l’agriculture. Des cultures, au bétail en passant par la technologie. Ce que j’aime le plus dans cette carrière c’est que j’apprends quelque chose de nouveau tous les jours. L’agriculture est une industrie fascinante dans laquelle travailler. Je siège maintenant au conseil de l’Eastern Canadian Farm Writers’ Association : un organisme pour les journalistes et les spécialistes en communication dans cette province. L’année dernière, je me suis mariée et j’ai déménagé dans la ferme de mon mari où sa famille et lui se spécialisent dans la culture. Le bétail me manque cependant; nous avons donc réparé une grange et maintenant nous avons 25 moutons et de la place pour élargir le troupeau dans un peu de temps. C’est vraiment une bonne combinaison de carrières : le journalisme et l’élevage des moutons. J’aime vraiment les deux. »

-Jennifer, journaliste agricole et éleveuse de moutons.

« Je suis la 6e génération qui vit dans cette ferme. Mes enfants sont la 7e. Mon père a maintenant 76 ans, mais il est là tous les jours pour aider. Il n’y a pas de meilleur endroit où élever nos 3 enfants que la ferme où j’ai moi-même grandi.

La pandémie ne m’a pas vraiment affecté autant que les autres. Les vaches doivent encore être traitées et les cultures doivent encore être plantées au printemps et entretenues jusqu’à la récolte. Si je n’avais pas regardé les informations en soirée en rentrant du travail, j’aurais pu imaginer que les choses étaient assez normales dans le monde. L’agriculture c’est une carrière qui nous occupe tous les jours et toutes les heures de la journée. Aucune journée ne se ressemble. Je vais souvent me coucher en pensant au travail du lendemain et j’en rêve souvent aussi. On ne prend pas beaucoup de vacances, mais on en profite vraiment lorsqu’on les prend.

Qu’est-ce que j’aimerais que nos consommateurs sachent? Combien nous aimons nos vaches. J’adore les traire, les nourrir et en prendre soin. »

-David, producteur laitier de l’Ontario

« J’ai rencontré Hinke lorsque je suis allé à l’université et une chose en a entraîné une autre. Nous avons commencé à élever des poulets pendant quelques années pour voir comment ça se passait. Lorsque l’opportunité s’est présentée de reprendre l’entreprise familiale, nous avons sauté sur l’occasion. Maintenant, sept ans et 3 enfants plus tard, nous avons cette magnifique ferme d’élevage de dindons. Nous avons quand même de la chance de faire partie de cette industrie et d’approvisionner le grand public en nourriture.


Lorsque les dindons arrivent dans la grange pour la première fois, nous y sommes tout le temps, car ils ont besoin de tellement d’amour, de soins et d’attention. Nous travaillons pour les animaux; aussi, lorsqu’ils ont besoin de quelque chose, ils l’obtiennent, que ce soit mon anniversaire ou Noël. Parfois, ça rend nos vies un peu moins flexibles, mais grâce à cela, nous connaissons une plus grande réussite avec les animaux. »

-Hinke et Marc, éleveurs de dindons de l’Alberta

« The Bluebird Cafe and Grill » est un restaurant que nous aimons depuis de nombreuses années et, en fait, c’est le premier restaurant où nous avons dîné lorsque nous avons déménagé à Orangeville il y a 14 ans de cela. Nous y avons célébré de nombreux événements et fêtes de famille et nous avons toujours eu un certain lien avec ce restaurant. Il était incontournable dans la communauté. Lorsque l’opportunité de le racheter s’est présentée en 2019, nous avons réalisé que c’est ce qu’il nous fallait. On ne voulait pas qu’il lui arrive quoi que ce soit.

Au moment de l’apparition de la COVID-19, nous avons fermé nos portes avant d’y être obligés, car pour nous, il était important de faire notre part, et on ne connaissait pas encore les conséquences sur le long terme de ce virus. Notre plan consistait à prendre du temps pour nous isoler, nettoyer de fond en comble, repeindre, désinfecter et faire beaucoup de choses qui sont souvent plus difficiles à faire lorsqu’on est ouvert. Lorsque nous avons compris que le virus serait là pour rester, nous avons rouvert pour les ventes à emporter. Chaque nouvelle phase de réouverture s’est accompagnée de joie, mais aussi de difficultés, à cause des nouvelles routines et des nouvelles transitions.

Les ventes à emporter ont attiré de nombreuses personnes dans la communauté et certaines ne savaient même pas que nous proposions ce service. Le Bluebird n’a jamais eu de repas en extérieur pendant ses 30 ans d’existence, mais lorsqu’on a annoncé que les terrasses pouvaient ouvrir, on voulait revoir nos clients et on s’est mis au travail. Maintenant, avec l’aide de certaines personnes et du conseil municipal, nous avons une petite terrasse pour les repas à l’extérieur, et notre salle à manger est maintenant ouverte avec une capacité restreinte pour respecter les mesures de distanciation sociale. De manière générale, cette pandémie nous a forcés à essayer de nouvelles choses que nous n’aurions autrement pas eu l’opportunité d’essayer. Lorsqu’une affaire tourne d’une certaine manière pendant aussi longtemps, il peut être difficile de faire preuve d’innovation, mais c’est ce que nous avons pourtant réussi à faire. »

-Michelle et Rick,

« Je suis le seul de ma classe à vivre à la ferme. Après la suspension de l’école à cause de la COVID-19, j’ai pu y passer plus de temps pour aider mon père et j’ai appris tellement de choses. Une semaine, j’ai présenté deux petits porcelets pendant une réunion Google au reste de ma classe et à mon prof. C’était vraiment amusant de pouvoir expliquer la ferme à mes camarades de classe et je crois que mon prof a lui aussi aimé ça. L’une des choses que je préfère faire à la ferme c’est l’expédition des porcs et la livraison du foin. Ces voyages s’accompagnent d’un petit arrêt pour acheter une glace! J’aime aussi aider nos moutons à mettre bas. En hiver, à la naissance des agneaux, je dois parfois aider à leur donner à boire au biberon ou les faire entrer dans la maison pour qu’ils restent au chaud.

Je ne crois pas que je serai agriculteur plus tard, mais plutôt un vétérinaire ou un pédiatre, car j’adore les animaux et les bébés. »

-Emma, 12 ans

« Cet été, je travaille pour un entrepreneur local; je l’aide à monter la charpente des maisons et des granges, mais lorsqu’il n’a pas besoin de moi, j’aide mon père qui est mécanicien à la ferme. Lorsque l’école s’est arrêtée à cause de la COVID-19, je l’ai aussi aidé à réparer les tondeuses, les tracteurs, les machines pour la mise en balle et d’autres choses à l’atelier. Je passe en 11e année. Quand j’aurais terminé, j’aimerais faire comme mon père. J’aime le défi qui consiste à comprendre comment fonctionnent les choses. Lorsque quelque chose ne fonctionne pas, et que vous pouvez le faire fonctionner après, c’est un vrai sentiment de satisfaction. Pendant mon temps libre, j’aime jouer au football et au baseball, ou faire du quad avec mes copains. Je me suis aussi inscrit à toute une série de clubs 4-H »

-Braden, 16 ans – futur mécanicien de machinerie agricole

« Après l’école secondaire, j’ai quitté la ferme laitière de la famille pour étudier l’histoire à l’Université Queen’s. En fait, je me souviens que je me suis demandé “jusqu’où puis-je aller?” L’agriculture ne m’intéressait absolument pas et je pensais que je travaillerais au gouvernement.

Être parti m’a permis de comprendre combien j’aimais être ici. C’est également là que j’ai compris, en tant qu’unique enfant de la ferme de mon programme, que les autres enfants de ma classe ne connaissaient que peu de choses sur l’origine de leurs aliments.

Par exemple, ma femme a grandi à la ville. Lorsque sa famille est venue à notre dîner de répétition pour notre mariage, ils se sont réunis pour décider ce qu’ils allaient porter, car ils n’avaient jamais mis les pieds dans une ferme. Nous les avons emmenés pour leur faire visiter et nous nous sommes bien amusés.

Mon rêve est de bâtir une petite usine de transformation où les gens pourraient s’arrêter et y acheter du lait frais, comme celui-ci qui est entreposé dans une cuve, ou d’autres produits laitiers qui proviennent directement de la ferme. L’année dernière, ma femme et moi étions en Australie et je travaillais dans une mini usine de transformation dans le centre-ville de Melbourne. J’ai appris autant de choses que possible pendant mon séjour et je crois que ce type d’entreprise pourrait très bien fonctionner ici.

Les gens n’ont plus beaucoup de liens avec l’agriculture et j’aimerais changer cela. J’imagine nos clients s’asseyant à une table de pique-nique à l’extérieur de notre magasin pour manger de la crème glacée et regarder les vaches qui ont produit le lait. Qu’est-ce qui pourrait être plus honnête et transparent que ça? »

-Steven, entrepreneur dans le secteur laitier

« Pourquoi des bovins Highlands? Je suis né en Écosse et j’ai toujours dit : tout ce qui est écossais est mieux que n’importe quoi. Pour rester dans la tradition écossaise, nous avons élevé des Collies, des Skye Terriers et des West Highland White Terriers. J’ai aussi un Border Collie qui m’aide à faire rentrer le bétail dans le champ et dans la grange. Avant les Highlands, on a eu des moutons pendant quelques années.

Mon père a étudié au R.-U. et a rédigé sa thèse en Écosse. Nous sommes retournés au Canada quand j’étais encore un bébé, mais j’y suis retourné et j’ai travaillé là-bas deux fois avant de recevoir mon diplôme d’université et de me marier. Mon père a acheté cette ferme en 1971 et a réalisé un de ses vieux rêves. J’y travaille maintenant avec notre fils.

Le bétail Highlands semble farouche avec ses grandes cornes, mais ce sont en fait des bêtes calmes au comportement très doux. Notre famille avait l’habitude de les exhiber dans les foires en Ontario et aux É.-U. ainsi que dans les tournois locaux. C’était toujours une attraction pour les invités.

On plaisantait souvent en disant qu’on devrait demander de l’argent pour que les gens puissent les prendre en photo dans le champ… ils sont si pittoresques! »

-Crispin, éleveur de bovins.

« L’école ne m’a pas vraiment manqué lorsqu’elle a été annulée à cause de la COVID. Cela m’a donné plus de temps pour aider aux travaux de la ferme familiale. Les choses que je préfère faire sont conduire les tracteurs, traire les vaches, ramasser les balles de foin et aider les vaches à mettre bas. J’avais environ 5 ans quand j’ai aidé à mettre bas le premier veau. Parfois, je suis debout à minuit pour aider mon père si une vache a besoin d’aide à mettre bas.

Qu’est-ce que j’ai encore appris pendant la COVID-19? J’apprends à changer l’huile des tracteurs et j’ai aidé mon grand-père à construire des meubles. C’est génial et je veux vraiment devenir agriculteur quand je serai plus grand. »

-Caden, 12 ans

Nous venons de mettre en balles les 400 acres de foin, que vous voyez derrière moi. Ça équivaut à environ 300 terrains de football. C’est un travail difficile à faire en été, mais il faut le faire, sinon, les animaux n’ont pas à manger l’hiver suivant. Quand j’étais enfant, on n’avait pas l’air conditionné dans nos tracteurs, et rien n’était automatisé. Maintenant on a de la chance, car l’équipement moderne facilite vraiment les choses. On utilise le foin et les autres cultures pour nourrir les porcs, les vaches et les moutons.


On dirait que nous avons toujours voulu planifier. On prévoit l’hiver en plantant les cultures du printemps, et on espère toujours que la gentillesse de Dame nature et une bonne gestion nous permettront d’obtenir d’excellentes cultures pour l’hiver et cela jusqu’à l’année suivante. Mais, il y a toujours un peu d’incertitude et de nombreux facteurs doivent entrer en ligne de compte. Il y a des choses que nous ne pouvons pas contrôler, comme le temps.

-Chris, éleveur de porcs et de bovins et agriculteur

« Je crois que j’ai eu plus de chance que certains de mes camarades du secondaire ce printemps au moment de la suspension de l’école à cause de la COVID-19. Il y avait encore beaucoup de choses à faire à la ferme, et notre vie était encore normale, par rapport à celle de nombreuses personnes. Cet été, je travaille à temps plein à la ferme et je passe en 12e année en septembre. J’aime beaucoup la chimie et la biologie, mais je ne sais pas encore ce que je veux faire après l’école.

Certaines des choses que j’adore faire à la ferme comprennent aider pour le travail des vaches et nourrir les veaux.

Mes centres d’intérêt comprennent jouer au soccer et aller dans les clubs 4-H avec mes amis. Pendant la COVID, j’ai cuisiné beaucoup de plats, ce qui était assez amusant. »

-Emily, 17 ans

« Nous sommes la 5e et 6e génération de la famille à vivre et travailler dans cette ferme. Cela fait 5 ans que nous avons commencé à parler de bâtir cette nouvelle grange; puis, il nous a fallu 3 ans pour concrétiser tout cela. Mike a eu le dernier mot pour ce qui est des plans. Il représente la prochaine génération et, à un certain moment, il prendra la relève.

Nous avons visité environ deux douzaines de fermes et étudié d’autres granges avant de nous mettre d’accord sur le design. Nos vaches ont emménagé il y a deux ans et ça a complètement changé les choses. Nous avons bâti la grange en ayant leur confort à l’esprit. Il y fait très clair, l’air circule librement et elle n’est pas encombrée. Cela signifie que nos vaches peuvent se rendre là où elles veulent. Il y a aussi un système de traite automatisé qui leur permet de décider quand elles veulent se faire traire.

Comme de nombreux enfants canadiens, je rêvais d’être un joueur de hockey; mais j’ai rapidement compris que ça n’arriverait pas. Je savais que je voulais travailler avec les vaches. Après l’école secondaire, Mike a suivi une formation de technicien avant de décider qu’il voulait revenir à la maison. Les compétences qu’il a acquises là-bas nous ont vraiment aidés.

Notre vieille grange a été bâtie il y a environ 1 siècle; il y faisait chaud en été et froid en hiver. Pendant les journées chaudes, je n’étais pas à l’aise d’y travailler… ce qui veut dire que les vaches n’y étaient pas à l’aise non plus. Maintenant, c’est en fait dans cette nouvelle grange que nous venons nous rafraîchir quand il fait trop chaud dehors, car la ventilation est excellente. On n’y aurait jamais cru. »

-Norm et Mike, producteurs laitiers

« Après avoir reçu mon diplôme du secondaire, j’ai travaillé dans les ventes au détail, mais c’est à 16 ans que j’ai eu mon premier contact avec l’agriculture; je sortais avec un fermier qui est maintenant mon mari. Je n’aurais jamais cru que je travaillerais à la ferme. J’ai toujours rêvé épouser un cowboy, car j’adore les Westerns. Depuis que je suis jeune, je ne veux qu’une seule chose : être une mère, élever des enfants et être une femme; et c’est ce que j’ai fait. Tout a changé en 2011 lorsqu’on m’a offert ma première chèvre.
Maintenant je me bats pour que ma petite ferme familiale soit un endroit sécuritaire pour toutes les personnes qui nous rendent visite. Je crois que les gens ne savent pas vraiment ce que certains termes signifient. Par exemple, si un produit n’est pas étiqueté “bio”, alors ils pensent qu’il n’est pas bon pour la santé. Je crois vraiment que les gens doivent savoir d’où provient leur nourriture. Et il faut que ça reste simple et il ne faut pas trop y penser. Par exemple, pendant les visites d’enfants, on parle de l’origine des aliments et on dit des choses comme : voilà un poulet, comme le poulet que vous mangez; voici une poule; c’est elle qui pond les œufs que nous mangeons. C’est tellement facile de garder les choses simples. Il faut arrêter de tout compliquer.
Cela me procure tellement d’énergie et de satisfaction de montrer à quelqu’un que l’on peut prendre une petite chose et la développer en quelque chose de si bien. Ce que j’adore, c’est le fait de pouvoir inspirer les gens — du petit enfant qui vient et nous dit : je veux être un fermier, mais aussi de pouvoir offrir le nombre d’emplois que je suis en mesure de fournir. La contribution à ma communauté est la raison pour laquelle je fais cela; mon travail me rend heureuse, mais aussi toutes les personnes autour de moi.

-Flory Sanderson, propriétaire de Island Hill Farm

Notre ferme est une ferme familiale : nous et nos enfants y travaillons. Chaque matin, nous commençons la journée avec un bon petit-déjeuner; puis, on se rend dans la grange. Notre priorité est toujours la santé de la volée. Le gazouillis des oiseaux vous apprend beaucoup de choses. Parfois, certaines choses ne vont pas comme prévu, et vous entendez alors un son différent. Et, si vous prenez une minute pour aller voir les oiseaux, ils viennent tout de suite vers vous.
Parfois les gens nous demandent pourquoi les poulets dans les magasins sont si gros et quelles sont les hormones que nous utilisons. On n’en utilise pas. Les poulets sont nourris au grain. L’utilisation des hormones dans l’élevage des poulets a été interdite en 1963. Nous travaillons fort pour que les volatiles se sentent à l’aise. S’ils ne se sentaient pas à l’aise ou s’ils n’étaient pas bien traités, on ne ferait pas ce travail; et c’est pareil pour n’importe quel éleveur de volailles. On prend soin de nos animaux, et ils font partie de nous jusqu’au moment où ils quittent notre ferme.

-La Famille Kennedy, éleveurs de poulets en C.-B.

Ici, au magasin, nous essayons de proposer autant de produits que possible qui proviennent de notre jardin et des fermiers locaux. Beaucoup de personnes différentes s’arrêtent chez nous : des locaux, des clients qui veulent acheter en gros et de nombreux touristes. Une partie de notre travail consiste à éduquer les clients sur l’origine de leurs aliments et les pratiques que nous adoptons. Lorsque nous parlons aux clients, nous pouvons leur montrer qu’on se soucie vraiment de ce que nous leur proposons et le travail que tout cela représente en coulisses; cela leur donne vraiment une bonne idée de l’origine de leurs aliments.

-Allison, Karen, Angela

J’ai repris cette entreprise de mes anciens patrons, et au départ je pensais faire un restaurant de plats à emporter. Mais bon… je crois que la chance en a décidé autrement et c’est comme ça que j’ai ouvert un bar où j’étais libre de créer les choses que je voulais et où je pouvais développer mes compétences chaque jour.

J’adore ce quartier. Et, vraiment, Hamilton est le meilleur endroit du monde. Cette communauté apprécie vraiment l’effort et elle vous montrera son amour en échange lorsqu’elle verra combien vous êtes authentique. La plupart des propriétaires d’entreprises locales ont la mentalité de développer Ottawa Street en quelque chose d’extraordinaire, unique et spécial. Et je veux en faire partie. Je veux être là pour répondre aux besoins de la communauté; pour les équipes de sport, les petites réunions, les anniversaires de mariage, etc. Et si vous voulez tout simplement vous échapper pendant un moment et vous offrir une bière et une assiette de champignons… on est là pour vous.

Les 3 derniers mois ont été difficiles. Mais j’avais encore en réserve mon idée de plats à emporter; c’est ce que j’ai fait. C’est la communauté qui a vraiment aidé. Ses membres sont venus et nous ont offert leur soutien et leur amour, comme toujours.

L’engagement de notre communauté est une grande partie de ce qui nous différencie. Je crois que j’ai le meilleur personnel en ville : nous sommes petits, mais nous connaissons beaucoup de choses, et on ne se prend pas au sérieux, mais en même temps, nous sommes très professionnels. Que vous veniez chez Merk pour la première fois, ou la 3e fois, on vous salue comme un vieil ami. Je veux que les gens se sentent comme chez eux.

-Mark, Chef au Merk Snack Bar

Cela fait environ 20 ans que j’ai un diplôme de cuisine et je suis un Red Seal Chef. Je suis allé sur l’Î.P.-É. pour ma scolarité en 2006; j’ai travaillé comme cuistot à Charlottetown de 2006 à 2008. Puis nous sommes revenus sur l’île en 2010; depuis, je travaille soit dans le domaine de l’alimentation ou de l’agriculture.
Être entrepreneur est une voie professionnelle passionnante. Mais ça veut aussi dire que je suis responsable de tout ce qui se passe. On peut donc me trouver en train de faire la vaisselle, de préparer des commandes, travailler en première ligne, planifier, préparer des pâtés chinois, travailler dans le jardin, etc., et cela à n’importe quel moment. Je fais vraiment un peu de tout. J’ai travaillé dans les fermes et me suis sali les mains. Je comprends donc et je sais donc la quantité de travail nécessaire dans les ingrédients. Je veux pouvoir donner beaucoup d’amour, d’attention et de soins au produit fini… autant qu’en donnent les producteurs. J’aime le fait qu’en tant qu’entreprise, nous nous sommes développés très vite et que nous continuons à nous développer pour que les consommateurs puissent ressentir tout l’amour et l’attention à chaque étape du processus.
Cela fait une grande différence lorsqu’un fabricant comme nous choisit un produit local. On ne le choisit pas pour son prix. Tout ce que nous entreprenons l’est avec conscience. C’est pour cela que nous travaillons aussi fort. En choisissant des fabricants qui soutiennent les entreprises locales, on a une influence sur l’ensemble du système. Notre décision de vendre des pâtés chinois a été prise avec le consommateur en tête, en sachant qu’il s’agit d’un repas que l’on peut tenir dans sa main et qui reflète les produits laitiers locaux, le blé biologique local, la viande locale, les pommes de terre locales; il y a donc tellement d’industries dans un si petit pâté chinois délicieux. »

-Sarah Bennetto O’Brien, Chef de la direction/Propriétaire de Handpie Company

« À la maison, je gère le petit élevage de bétail de la famille. La partie la plus difficile de mon travail est de combiner mes études et le travail : je suis étudiante paramédicale à temps plein, et c’est principalement mon père, mon grand-père et moi qui travaillons à la ferme; alors parfois c’est un peu difficile de tout gérer. Je suis allée à Toronto pour exposer du bétail. J’aime vraiment ça. Cette génisse s’appelle Pinch Hill Fantasy… qu’on appelle aussi Little Foot. C’est la plus belle génisse que j’ai eu la chance d’exposer. Les expositions, c’est bien plus que de simplement se promener avec son animal et de le montrer aux autres… La partie la plus intéressante, c’est tout ce qui se passe en coulisses, comme l’arrivée au salon; toutes les préparations et le travail nécessaire pour y arriver. »

-Brittany, éleveuse de bétail

On s’est toujours intéressés à la culture des piments et, au fil des ans, nous avons toujours cherché les variétés les plus nouvelles et les plus fortes. En 2013, on cultivait plus de 200 plants de piments dans nos jardins et on a décidé de participer à des marchés fermiers locaux pour vendre nos piments et nos sauces maison en surplus.
Nous avons travaillé incroyablement dur et nous sommes très fiers qu’en seulement 6 ans, nous avons réussi à introduire ces sauces piquantes sur les tablettes de plus de 100 magasins de détail au pays, tout en nous approvisionnant à 100 % en ingrédients au Canada. Même si nos affaires se sont vraiment bien développées au cours des années, nous sommes encore une équipe de deux, mari et femme, qui gère tous les aspects de l’entreprise depuis Oshawa, en Ontario.
C’est gratifiant de pouvoir soutenir la communauté, et notre équipe de partenaires agriculteurs qui produisent les ingrédients qui rendent nos sauces incroyables.
100 % des piments que nous utilisons dans nos sauces sont cultivés ici en Ontario, et cela veut dire beaucoup pour nous.

-Drew et Ana, propriétaires de Pepper North

« Je n’ai pas d’antécédents dans le monde agricole; je travaillais en fait à Vancouver, lorsque j’ai rencontré mon mari. Son frère et lui voulaient une ferme depuis leur plus tendre enfance; alors, il y a 10 ans, j’ai vendu mon appartement, je suis venue ici. Maintenant, je travaille à la ferme avec mon mari et mon beau-frère.
Je suis très ouverte lorsqu’il s’agit de notre mode de vie dans l’agriculture; je partage régulièrement ce que nous faisons sur Instagram. Je pense que ce qui m’a poussée à faire ces choix est le fait que je viens d’un milieu étranger à l’agriculture. Je voulais vraiment être active dans l’industrie et être personnellement disponible. Je crois qu’en tant qu’agriculteurs, la meilleure chose que nous puissions faire est d’avoir des conversations avec les personnes qui s’intéressent à ce que nous faisons et être accessibles. Je crois que le public oublie parfois que les agriculteurs sont les consommateurs de leurs propres produits. Je pense que c’est un grand honneur de pouvoir offrir de la nourriture pour les autres Canadiens et je souhaite pouvoir continuer dans cette voie. »

-Sarah, productrice laitière de la C.-B

« Nous avons grandi en travaillant dans la serre de notre père, et la majorité de ce que nous connaissons aujourd’hui nous a été transmise ou nous l’avons appris par une formation pratique. Nos parents ont commencé les affaires de la serre en 1963 et elle est encore entre les mains et gérée par la famille. Nous sommes peut-être une petite entreprise, mais pour nous, la fidélité des employés ça compte énormément; et ça marche dans les deux sens! Aujourd’hui, on travaille dur pour cultiver des plantes en pot, comme les chrysanthèmes et les gerberas, mais aussi les fougères de Boston et les plantes-araignées.

On ne connaît pas grand-chose sur notre industrie dans son ensemble; et particulièrement ce qui se cache dans les coulisses de la plantation et de la culture. Ce sont les petites choses auxquelles les gens ne pensent pas vraiment, comme la quantité de lumière et à quel stade de la croissance la plante n’en a pas besoin pour garder une certaine hauteur. En tant que vendeurs en gros, il nous est difficile de communiquer cet aspect et présenter ce qui est vraiment nécessaire pour réussir à cultiver des fleurs.

Cette industrie est unique dans le sens où même si nous sommes tous en concurrence les uns avec les autres, nous sommes également là pour nous expliquer quelques petites choses lorsque cela est nécessaire. Pâques a été désastreux, alors que normalement c’est une de nos meilleures saisons. Au lieu de jeter nos plantes à la décharge, comme beaucoup ont dû le faire dans notre industrie, nous les avons placées au bout de la rue pour que les gens de la communauté puissent les emporter en en profiter en ces temps incertains. »

-Annette et Jamie, exploitants d’une serre en Ontario

« Mon père est agriculteur depuis 1984. Au départ, il ne cultivait que des baies, mais il est passé à la culture des poivrons en serre en 1998. J’ai grandi dans la ferme familiale et ce fut une expérience extraordinaire. J’ai commencé à aider à la ferme alors que je n’étais encore qu’une jeune fille : je cueillais les baies et faisais quelques tâches ménagères. J’étais responsable du nettoyage : j’enlevais les cultures de l’année précédente et en plantais des nouvelles. Maintenant, je suis responsable de la formation des personnes qui travaillent sur la ligne de calibrage, où les poivrons sont traités et mis en boîte.
Acheter localement est très important, car nous souhaitons soutenir les agriculteurs locaux et diminuer notre empreinte carbone. Nos poivrons accompagnent à peu près tout ce que nous mangeons. C’est important de savoir d’où provient notre nourriture et, en cultivant des produits dans une serre, on peut les surveiller de près et ils sont disponibles à peu près toute l’année. Nous plantons en hiver et ils sont prêts à être récoltés au printemps. »

-Pardeep, opératrice de serre en C.-B.

C’est moi qui aide tout le monde! Mon travail ici consiste à mettre une étiquette sur les bouteilles de sirop d’érable qui provient de nos arbres. C’est mon mari et mon fils qui les remplissent.

J’ai passé 4 heures dehors hier et je continuerai à travailler autant que cela est nécessaire. Maintenant, on remplit des bouteilles en verre. Les gens les apprécient, car elles sont plus faciles à recycler. Il y a un code sur chaque étiquette pour savoir quand le sirop a été produit. Elles indiquent également les informations nutritionnelles et la qualité du sirop, ce qui est indiqué par sa couleur et son goût. En Ontario, il peut être doré, ambré, sombre ou très sombre.

La couleur du sirop que je préfère est le doré; c’est celui du début de saison. Certaines personnes aiment les couleurs plus foncées, mais je préfère les plus claires.

-Kathleen, agricultrice et productrice de sirop d’érable

« Ma ferme familiale est à l’origine à Richmond, et depuis que mon grand-père a acheté le terrain en 1945, la famille cultive la terre ici. Je suis producteur de canneberges de la 3e génération et j’ai déménagé sur l’Île de Vancouver en 2001, où ma famille et mois perpétuons la tradition familiale. La culture des canneberges, ce n’est pas seulement un travail : c’est un mode de vie. Et, il est tellement motivant, car rien n’est jamais le même et on essaie toujours d’innover et d’améliorer nos champs. Ce sont les agriculteurs qui sont à l’origine des innovations de l’équipement agricole; c’est une industrie tellement petite, que c’est nous qui apportons ces changements. Les grosses entreprises ne le font pas. Tous les cultivateurs se réunissent et discutent de la manière d’effectuer ces changements nous-mêmes. Nous essayons également de cultiver des nouvelles variétés : des fruits plus foncés, plus gros, ou qui mûrissent plus tôt en saison; c’est donc passionnant du point de vue d’un cultivateur. Les fruits frais sont disponibles localement pendant une grande partie de l’automne et au printemps.

Au cours des dernières années, nous avons essayé de changer l’opinion du public concernant les agriculteurs. Nous organisons des journées portes ouvertes au cours desquelles nous essayons d’impliquer autant que possible les voisins dans le processus de culture des canneberges ici en C.-B. Nous savons que nous faisons partie d’un plus grand ensemble, et nous aimons partager ce que nous faisons dans notre ferme. »

-Grant, cultivateur de canneberges en C.-B.

« J’ai tellement de souvenirs agréables avec ma famille dans la cuisine! J’ai su que je voulais devenir un chef très tôt. Lorsque j’étais jeune, ma mère préparait des desserts pour une entreprise de restauration locale. Je me souviens encore de la première fois où j’ai visité leur cuisine commerciale pour aider ma mère à livrer une commande. Elle était pleine de gens en tablier qui utilisaient des appareils gigantesques. Et les odeurs! Une pastèque était sculptée en forme d’arche de Noé au centre de la pièce!

Après avoir reçu mon diplôme en arts culinaires, j’ai travaillé dans des restaurants pendant quelques années. Puis, je me suis retrouvé à l’Université de Guelph en commençant un travail de débutant. En quatorze ans, j’ai gravi tous les échelons pour atteindre mon poste actuel. Je suis maintenant sous-chef et chef de cuisine certifié par l’American Culinary Federation.

Que ce soit la planification du personnel à la coordination des livraisons, en passant par la confirmation des restrictions alimentaires et la livraison de la nourriture sur tout le campus, c’est une machine bien huilée. Nous comptons parmi nous de nombreuses personnes talentueuses. En cuisine, nous avons beaucoup de chance de rester en bonne santé et de pouvoir travailler en ce moment. Malheureusement, ce n’est pas le cas de tout le monde et je crois que nous sommes tous fiers de ce que nous pouvons faire pour aider les autres membres de la communauté. En soutenant les entreprises locales, vous aidez votre communauté. Ce sont vos amis et vos voisins qui possèdent et gèrent ces entreprises. »

-Andrew, sous-chef exécutif

« Je suis convaincue que le fait de travailler avec la nourriture, j’ai ça dans le sang! Deux de mes grands-parents étaient bouchers et j’ai encore leurs couteaux! J’avais 4 ans quand ma famille a transformé un garage de notre ferme familiale en un magasin de détail. Il se trouvait à côté de notre maison et c’est notre grand-mère qui le gérait. Je me souviens que j’assemblais des boîtes pour la viande quand j’étais enfant, tandis que mes cousins plus âgés travaillaient avec ma grand-mère. Maintenant, en regardant en arrière, je me dis que c’était génial que nos grands-parents viennent tous les jours déjeuner à la ferme!

En 2000, ma famille a construit un nouveau magasin à la ferme; il se trouvait à mi-distance entre la maison de mes grands-parents et la maison. Il était aussi au milieu d’un champ de maïs. J’aidais au magasin et je faisais cuire des biscuits que je distribuais les dimanches après-midi. C’est comme ça que nous avons commencé à préparer nos propres produits.

Lorsqu’il a fallu décider ce que je voulais faire après l’école, c’est la gestion du magasin de détail qui m’intéressait vraiment. Mes sœurs s’occupent plus de prendre soin des poules, mais je suis plus relationnelle et sociale, et j’adore travailler avec notre personnel et les clients. J’ai suivi le programme de gestion culinaire au Collège Flemming, non pas pour devenir cuisinière, mais pour en apprendre plus sur l’industrie agroalimentaire. Quand j’allais au collège, je travaillais aussi en même temps à la ferme. Je me souviens que je préparais les salades à vendre le matin avant d’aller à l’école et, après l’école, je continuais mon travail. Avec le temps, je me suis initiée à la vente en gros et au transport. Maintenant je gère le magasin à la ferme avec ma mère et mon père.

Je fais autant que possible la promotion des aliments locaux. Je n’essaie pas de me mesurer aux épiceries plus importantes. Ça sert à quoi? Je me concentre sur les produits locaux qu’on ne trouve pas dans les plus grands magasins. La communauté est une énorme zone rurale. Tout le monde se connait et tout le monde soutient les produits locaux et les entreprises locales comme la nôtre. Les gens aiment aussi mettre un visage sur leur nourriture.

L’un des aliments les plus inhabituels que nous fournissons c’est de l’alimentation pour les animaux des zoos de la province. Ils mangent les viandes que les humains ne mangent généralement pas. Aussi, on fournit les foies, les abats et d’autres parties du poulet nourrissent maintenant des alligators, des lions et des reptiles, les chats et les chiens. C’est une bonne manière d’utiliser les produits, ça élimine le gaspillage et tout le monde doit manger, après tout! »

-Katrina, gestionnaire de magasin d’alimentation local à la ferme

« Je conduis des camions depuis l’âge de 16 ans. Mon père avait une entreprise de camionnage et j’ai toujours eu un camion. J’ai commencé à transporter du lait après le collège; puis, je livrais de l’essence. Maintenant je conduis des camions de grains céréaliers. Je pensais prendre ma retraite de l’entreprise, mais j’y ai travaillé pendant 16 ans. Un vendredi, mon chef m’a demandé si je cherchais un travail à temps partiel pour commencer le lundi suivant. Depuis, j’y suis. J’adore ce travail et tout ce qu’il implique. Ma femme vient aussi de la ferme.

Dans ma vie, j’ai eu d’excellentes opportunités. Quand j’avais environ 28 ans, j’ai représenté l’Ontario lors d’un échange en Australie. J’adore aussi le curling; j’en fais depuis 40 ans. Je joue maintenant dans 2 ligues différentes et j’ai même fait partie d’une équipe qui a remporté un tournoi pour aînés à Ottawa. »

-Ken

« J’ai grandi à peu près à 2 heures d’ici. Mon grand-père travaillait dans une usine de conserves où il transformait les légumes, et je passais mes étés à travailler avec lui et mon oncle alors que j’étais encore au secondaire. J’étais vraiment le seul qui s’intéressait à l’agriculture. Mon père ne voulait pas que je travaille dans ce secteur. Il me disait… Tu mourras de faim! Mais, après l’école secondaire, j’ai passé 26 ans à traire les vaches. Je me suis marié avec une fille de la ferme et je travaille maintenant en tant que gestionnaire d’un parc d’engraissement. Mon fils gère la ferme de mon beau-père. J’adore travailler avec le bétail. J’adore tout le processus : regarder les bêtes depuis le moment où elles arrivent dans nos étables, jusqu’au moment où elles en repartent.



Qu’est-ce que je fais pendant mon temps libre? J’adore faire des tours à bicyclette avec mon petit-fils de 3 ans. J’adore me réunir avec mes amis tous les mois et leur raconter des histoires… mais j’adore aussi patiner sur le Canal Rideau. On a patiné sur toute sa longueur! »

- Perry, gestionnaire d’une exploitation de bétail de l’Ontario.

« Un des meilleurs conseils qu’on ne m’ait jamais donné fut : Ne sois pas la première personne à essayer quelque chose de nouveau, mais ne sois pas non plus la dernière. J’ai essayé d’appliquer ça à l’agriculture.

Je suis le plus jeune de 5 enfants, mais j’ai toujours su que je voulais travailler à la ferme. Je me souviens que je vendais du maïs sucré au bout de la rue quand je n’étais encore qu’enfant, et que c’est ça que j’ai toujours voulu faire.

J’étudie l’agriculture au collège et je serai diplômé l’année prochaine. J’aime conduire les machines et voir les cultures pousser. J’adore planter le soya, l’épandage et le travail aux champs. Quand je suis dans le tracteur, j’y passe toujours différentes musiques, mais la plupart du temps c’est de la musique country; j’y joue aussi des musiques plus rythmées pour me garder éveillé quand il commence à faire noir. Quand je ne suis pas à la ferme? J’aime jouer aux jeux vidéo en ligne avec mes amis. »

-Ron, étudiant et agriculteur

J’ai vécu dans une ferme de production laitière jusqu’à 6 ans, mais je suis ensuite allée dans une ferme avec des poules et d’autres animaux. C’était le meilleur endroit du monde pour grandir. Quand je me suis mariée et que j’ai déménagé, nous avons commencé à élever des dindons en plus de nos cultures et de notre production de sucre d’érable. Dès le début, notre objectif a été de produire une volaille saine et bien portante. Notre grange a été bâtie pour offrir un maximum d’air et d lumière aux volatiles.

Au début, beaucoup de monde nous demandait d’acheter nos produits. Nous avons donc construit un magasin en 2009. Je suis allergique à certains aliments. C’est donc une bonne chose de produire et de vendre des articles que nous contrôlons de A à Z. Nous produisons ce que consomment les dindons, et nous vendons le produit final à nos clients. Ils veulent toujours savoir comment sont élevés les dindons. Les conversations au téléphone peuvent parfois prendre 20 minutes, car les gens nous demandent comment nous élevons nos animaux à la ferme. La bonne santé de nos animaux est primordiale; et il faut aussi bien s’en occuper.

-Anne, éleveuse de dindons et propriétaire d’un magasin de détail à la ferme

« Je suis en fait née et j’ai été élevée dans une petite ferme au Delaware aux É.-U. C’était un endroit vraiment idyllique pour un enfant! J’ai rencontré mon futur mari quand j’avais environ 11 ans et il a participé à notre camp paroissial. Nos églises étaient liées. Des années plus tard, quand on était plus âgés, je savais que je ne pouvais pas me tromper en me mariant à Dwight, même si je n’avais aucune idée de combien ses rêves de ferme étaient grands! J’ai abandonné l’idée de le contrôler! Nous vivons dans la ferme où il a grandi et nous avons un silo-élévateur et un parc d’engraissement pour bovins.



Je suis vraiment fière que nos 5 enfants soient maintenant tous dans le secteur! Que ce soit à la banque agricole, ou ici à la ferme avec nous… ils veulent tous faire partie de ce monde.



J’aime aussi voyager. Mon endroit préféré? La Suisse. »



-Ruth Ann, productrice céréalière et éleveuse de bovins

« Pendant 25 ans, j’ai travaillé dans l’industrie des services financiers en Amérique du Nord et en 2008, les conditions du marché m’ont motivé à quitter le monde de l’entreprise et à déménager de manière permanente dans ma ferme près de Collingwood. Je m’intéresse aux fermes et à l’agriculture depuis toujours et j’ai étudié diverses opportunités avant de me concentrer sur la production de miel/l’apiculture. J’ai appris les bases du métier en faisant un stage d’un an auprès d’un apiculteur, et l’année suivante… j’ai commencé.



Je pense que beaucoup de gens tireraient profit d’une conversation avec un apiculteur commercial pour qu’ils comprennent les risques et les défis associés à cette entreprise si particulière. Comme pour tout autre type de ferme, ma réussite dépend d’une myriade de facteurs sur lesquels je n’ai aucun contrôle, comme le temps, les marchés et les coûts d’intrants. Et, ils sont tous liés aux insectes nuisibles et aux maladies qui peuvent avoir des conséquences sur la santé de la ruche. J’aime rencontrer des personnes de tous les âges et de tous les milieux, en personne et en ligne, qui sont curieuses d’en apprendre plus sur les abeilles et répondre à leurs questions. Les tendances des consommateurs jouent un grand rôle dans le marché; il est donc important que le public comprenne le travail des exploitants qui, comme moi, produisent des aliments sûrs et délicieux. »

-Hugh, apiculteur commercial

« J’ai été élevé dans une ferme aux Pays-Bas. J’ai 3 filles qui m’aident à la ferme. Les moments dont je suis le plus fier sont ceux où je suis occupé à faire quelque chose et que mes filles sortent et vont travailler sans avoir à leur dire quoi que ce soit. Lorsqu’elles me disent que tout est terminé et que je peux continuer de travailler, ou passer à autre chose, c’est un grand moment de fierté pour moi. Elles prennent l’initiative et développent une excellente éthique de travail.
Le meilleur conseil que je n’ai jamais reçu? Se relaxer et prendre le temps. Je ne respecte pas toujours ce conseil, mais une fois de temps en temps, je fais une pause et me dis qu’il y a toujours un lendemain. Pas besoin de trop travailler aujourd’hui; on peut toujours s’en occuper demain.
Au réveil, ce que je préfère c’est que chaque matin, c’est un peu comme un nouveau départ. On est au beau milieu d’un environnement ouvert avec de l’air frais, et où tout se déroule à un rythme très lent le matin. Voir le lever du soleil est une excellente partie de ma journée. »

-Jack, producteur laitier

« Nous cultivons des fleurs, des légumes et des herbes biologiques; mais l’horticulture, c’est notre passion. Malgré la situation mondiale actuelle, nous continuons à semer, planter comme on le fait habituellement… et même un peu plus tôt cette année. On réussit à respecter les mesures de distanciation sociale et on continue de gérer la ferme en proposant des abonnements pour recevoir des bouquets de fleurs, des compositions florales et des plantes en pot, mais nous avons apporté quelques changements à l’entreprise. Un segment de l’entreprise comprend aussi les compositions florales pour les mariages, mais ce segment a été gravement touché à cause de la crise. Nous avons offert un nombre limité de bouquets de fleurs à des services dans notre région. Certaines sont cultivées localement Butternut Creek Flowers et d’autres viennent d’autres horticulteurs en Ontario. Pour nous, il est très important, particulièrement pendant ces temps difficiles, de soutenir tous les agriculteurs locaux. Notre intention est de continuer à offrir des fleurs fraîches de spécialité à notre communauté. »

- Liz, horticultrice de l’Ontario

« Lorsque je vais à l’école, les matières comme la biologie, les sciences et les mathématiques sont vraiment liées à la vie à la ferme. La biologie est liée aux décisions en matière d’élevage, et les maths sont utiles pour calculer les moyennes pour la production laitière. Tout est interconnecté.
Je travaille dans une ferme laitière et je trais les vaches 7 jours par semaine. Si j’avais plus de temps libre, j’aimerais le passer dans ma communauté en m’impliquant plus dans les événements et notre 4-H. Mais j’adore la vie à la ferme, car je peux y travailler avec ma famille et je suis passionnée par ce boulot. J’aimerais que chaque enfant qui n’a pas grandi à la ferme puisse en apprendre un peu plus sur l’origine de ses aliments. Il est important que les enfants sachent que les agriculteurs sont des personnes bienveillantes qui essaient de faire de leur mieux pour tout le monde et d’offrir des options d’alimentation saine. »

-Alexa, productrice laitière

« Les animaux sont la meilleure partie de ce travail… mais l’autre partie la plus intéressante, c’est lorsque les gens rencontrent nos animaux.

Quand j’ai commencé, j’ai amené à la maison 4 chèvres enceintes, mais je ne savais pas quand elles allaient mettre bas. Un matin, je suis allée dans l’étable et j’ai ouvert la porte, et il y avait un tout petit bébé chèvre… encore tout mouillé. Aucune des mères ne le réclamait, et, puisque je ne savais pas quoi faire, j’ai commencé à paniquer. J’ai appelé la personne à qui j’avais acheté les chèvres et lui ai demandé quoi faire. Elle m’a dit : ‘respire un bon coup, prends le bébé et la chèvre qui pleure… c’est la mère.’ C’est exactement ce qui s’est passé. Je sais que c’est une histoire un peu folle, mais c’est symbolique, car tout se résume à respirer un bon coup, comprendre et s’aider mutuellement.

J’étais productrice pour la télévision à Toronto et mon mari aime me dire que dans ce rôle, on doit composer avec différentes choses. On fait la même chose ici en tant qu’agriculteurs, mais d’une manière différente. Notre ferme est devenue un endroit où les gens peuvent vivre une expérience avec les animaux. Les personnes qui n’ont pas été élevées près des animaux ne savent pas ce qu’elles ont loupé ni le bonheur que ça représente. Maintenant, les gens viennent ici pour trouver ce lien… c’est très particulier pour eux… et nous aussi. »

-Debbie, copropriétaire d’une ferme animalière



Mes ancêtres ont commencé à produire du sirop d’érable ici après avoir défriché la terre, il y a 5 générations de cela. Dans notre exploitation, c’est la première culture de l’année, et c’est ce que j’aime. Je suis toujours content de voir la première sève et je suis aussi content de voir la saison se terminer pour nettoyer et de ranger le matériel. On récolte maintenant la sève de 3600 arbres. Tout dépend intégralement des conditions météo, mais en général, on commence la première semaine du mois de mars. Idéalement, on attend des températures comprises entre + 5 degrés la journée et -5 degrés pendant la nuit. Ce sont les nuits froides et les journées chaudes qui font couler la sève. Avant, on la récoltait dans des seaux, mais nous avons installé une canalisation en 2009 ce qui a bien facilité les choses. Maintenant, elle est acheminée jusque dans des points de collecte, où nous la recueillons et l’acheminons vers la cabane à sucre pour y être traitée. Elle passe d’abord par un processus d’osmose inversée qui extrait les deux tiers de l’eau, puis par un évaporateur. Ce réservoir recueille environ 12 000 litres de sève, ce qui donne environ 300 litres de sirop. Nous l’avons vidé deux fois hier. Je donne aussi une formation sur le sirop d’érable dans un club 4-H. On a pour le moment environ 30 membres qui apprennent différentes choses sur les arbres, comment récolter la sève, les canalisations, l’osmose inversée et les évaporateurs, mais aussi sur comment filtrer, emballer et catégoriser le sirop.

Il existe un grand esprit de camaraderie entre les producteurs de sirop d’érable et il y a tant de choses à apprendre et découvrir les uns des autres. Je suis actif dans mon association locale des producteurs de sirop d’érable de l’Ontario.

-Kevin, producteur de sirop d’érable de la 5e génération

« J’aide avec presque tout à la ferme. J’aide à nourrir les veaux avec ma mère, et j’aide mon père avec des choses comme la vérification des cultures. Chaque soir, je commence le processus de la traite des vaches que j’aime vraiment. Je veux en fait racheter cet endroit quand je serai plus vieux; je veux aller à l’Université de Guelph ET ensuite venir ici pour travailler à la ferme. Mais pour le moment, je pose tout le temps des questions à mes parents. Je veux juste tout savoir! »

-Payton

« J’ai un diplôme en sociologie du développement rural. J’ai toujours cru que je travaillerais dans le domaine de la planification rurale et que je travaillerais à l’épanouissement des communautés rurales. Mais, après l’université, j’ai réalisé que je pouvais jouer un rôle intéressant dans l’agriculture. Bien sûr, c’est un parcours professionnel complètement différent, mais maintenant je travaille pour que la ferme laitière de ma famille continue de prospérer. Je suis la gestionnaire du troupeau; je trais les vaches et je m’en occupe. Je me suis récemment mariée avec une personne étrangère au monde rural et à la ferme, mais c’est vraiment génial de le voir s’impliquer et apprécier ce style de vie! »

-Jackie, productrice laitière

« Je suis ici l’homme à tout faire! Ça veut dire que je dois connaître chacun des postes pour pouvoir remplacer quelqu’un qui viendrait à manquer. J’ai grandi dans une ville, mais j’ai toujours aimé travailler de mes mains. Aussi, ce travail est parfait. Lorsque je ne travaille pas, vous me trouverez en train de passer du temps avec mes 3 filles de 12, 10 et 4 ans. Je suis aussi entraîneur pour une équipe de basketball de jeunes de 12 ans.

Quelle est la chose que les gens ne savent pas à propos de mon travail? L’aspect des transports! Il faut tellement de choses pour préparer les aliments des animaux et les acheminer dans les fermes! Si vous montez sur le toit de cette usine à 5 h 30 du matin, vous apercevrez le chargement de la flotte entière de camions. C’est vraiment impressionnant! »

-Charlie, conducteur de chariot élévateur, provenderie de l’Ontario

Je ne crois pas que les gens pensent souvent aux diverses manières d’utiliser le sirop d’érable. Je l’utilise tous les jours pour sucrer mon café ou mon thé. À la ferme, nous vendons du sirop, du sucre et de la barbe à papa au sirop d’érable. Nous avons acheté une machine à barbe à papa pour la fabriquer. Les gens l’aiment bien, car elle est naturelle, sans additif, sans colorant, ni arôme artificiel… et c’est excellent. Mais même avec tous ces choix, c’est sur les crêpes que je préfère le sirop d’érable! Nous utilisons une vieille recette familiale pour les crêpes au babeurre qui nous vient de ma grand-mère.
Au printemps, nous organisons souvent un weekend portes ouvertes à la ferme pour faire visiter les cabanes à sucre et les érablières. En général, nous organisons un petit-déjeuner et une visite pour 1200 personnes… mais comme tant de choses, cette année l’événement a dû être annulé.

-Bronwyn, 19 ans, producteur d’érable et agriculteur de la 6e génération

C’est comme pour tout : la production de sirop d’érable a beaucoup changé depuis mon enfance. Je me souviens que j’allais à l’érablière pendant la nuit avec mon père dans les années 1940 pour cuire le sirop après le dîner. Mes frères et sœurs plus âgés devaient aller à l’école, mais j’étais encore assez jeune pour l’aider à la maison. Quand j’étais jeune, on rassemblait les seaux avec l’aide de chevaux et d’un chariot.
Quand j’étais enfant, on récoltait la sève de 800 arbres. Maintenant, mon fils, mes petits-enfants et moi, on s’occupe de 3600 arbres avec l’aide d’un système de canalisations qui achemine la sève vers des endroits de collecte centraux dans la forêt.

-Carl, agriculteur et producteur d’érable de la 4e génération

J’ai toujours aidé à la ferme. J’ai une photo de moi à l’âge de 4 ans où j’aide à mettre les poussins qui viennent de naître dans le poulailler; je voulais toujours aider mes parents à faire des petits travaux, comme donner à manger aux poules.

C’est en 8e ou 9e année que j’ai commencé à vouloir m’impliquer professionnellement dans le monde agricole. J’étais le seul enfant de la classe à avoir un téléphone cellulaire, car il m’aidait à contrôler les granges. Nos systèmes informatiques sont tous reliés à nos téléphones : en tout temps, on sait que les volailles ont de l’eau et à manger et que le poulailler est à la bonne température. Je me souviens que je cachais mon téléphone de la vue de mes professeurs pour qu’ils ne le trouvent pas. Certains jours, je n’allais pas à l’école, car on avait besoin de moi à la maison.

Je me suis jointe aux affaires familiales à temps plein en 2007, après avoir suivi un cours sur l’électricité au collège. Ça nous a vraiment aidés à la maison!

Il y a aussi mon fils, Luke. Il est né en automne dernier. Il représente la quatrième génération ici. Il est encore très petit, mais quand il voit un camion ou un tracteur passer, il adore ça! Sa chambre est entièrement décorée sur le thème des animaux de ferme. Je ne sais pas si un jour il voudra être agriculteur ou non, mais en tout cas il aura été exposé au métier très tôt! »

-Rachel, éleveuse de volailles de la troisième génération

« J’ai passé les 31 dernières années à travailler comme infirmière dans un hôpital. Le travail était très stressant; aussi je trouve que l’agriculture est un bon équilibre. Avant, on avait des enfants et je travaillais à temps plein. Le travail était difficile à la ferme, et c’était très stressant. Mon corps me faisait mal, et ma santé mentale en a pris un coup : le manque de personnel, les attentes, le travail physique… c’était vraiment difficile. C’est assez drôle, car à la ferme, on rencontre à peu près des problèmes similaires, mais c’est différent lorsque la passion est là et que tout le monde se réunit. Nous ne recevons pas beaucoup d’aide extérieure. C’est juste nous, la plupart du temps.
Maintenant, les enfants se débrouillent. Alors, je fais moins de travaux difficiles comme nourrir les veaux et la traite des vaches. On fait toujours des choses en faille. Aussi, même en travaillant, on s’amuse! »

-Sharyn, productrice laitière de l’Ontario

« Ma femme et moi possédons une ferme de la 8e génération. On y trait les vaches et on y cultive du maïs, du soya et du foin pour nos animaux. Cela fait plus de 200 ans que cette ferme est dans la famille et deux de nos enfants y travaillent maintenant. Les gens ont un énorme besoin d’avoir un lien avec leur nourriture. Peu de gens connaissent les agriculteurs comme moi. En général, je ne me sens pas tellement à l’aise dans une grande ville comme Toronto, mais nous devons être là pour répondre aux questions de nos consommateurs pour qu’ils sachent combien nous aimons ce que nous faisons.
Au fil des ans, nous avons accueilli des centaines d’invités dans notre ferme : des enfants très jeunes qui posent des milliers de questions, en passant par les étudiants du secondaire, et les enseignants qui font une sortie à l’occasion d’une journée de développement professionnel. Une fois, un chauffeur de bus que je connais m’a appelé pour me dire qu’il arrivait avec un groupe d’étudiants français pour la journée. Une de leurs visites avait été annulée et il se demandait s’il pouvait venir pour combler ce créneau horaire. Bien sûr, nous avons répondu que oui et nous avons passé un excellent moment.
J’ai travaillé avec d’autres agriculteurs locaux; je répondais à des questions à l’épicerie communautaire locale, et je me suis rendu dans les écoles pour les journées professionnelles où j’expliquais ce qu’était le métier. Nous avons aussi organisé des chasses aux œufs de Pâques pendant de nombreuses années. Entre 200 et 300 enfants et leur famille viennent à la ferme et la visitent. C’était toujours les meilleurs moments. Lors du 200e anniversaire de notre ferme, nous avons organisé une énorme journée portes ouvertes.
Les visites que je préfère sont celles des classes de maternelle. On ne sait jamais ce que les enfants vont poser comme question et il faut savoir s’attendre à l’inattendu! »


-Don, éleveur laitier de la septième génération

« Mes amis aiment venir dans ma ferme et voir nos vaches ainsi que nos autres animaux, comme Shadow, la chèvre pygmée et mon veau 4-H, Jellybean. Je fais toute sorte de choses à la ferme. J’aide à passer le râteau, faire des balles de foin et aider aux cultures. Je veux être un agriculteur quand je serai grand. J’aide aussi mes parents à récolter le sirop d’érable en hiver.
Je fais partie de nombreux clubs 4-H, comme le club des charrues, le club de bœuf et le club vétérinaire. On a même dû faire une autopsie sur un animal. C’était intéressant. Notre équipe préférée est la Green Bay Packers et mon joueur préféré est Aaron Rogers. »

-Logan, 13 ans, futur éleveur de l’Ontario

« J’ai été hygiéniste dentaire pendant 35 ans, mais je n’ai aucune retraite avec ça; nous avons donc dû décider quoi faire pendant notre retraite. Quelques-uns de nos amis élevaient des moutons, alors ils nous ont aidés à commencer et nous ont autorisés à laisser nos moutons dans leur ferme. Dès la première tonte, je suis tombée amoureuse de cette fibre. Je l’ai recueillie pendant quelques années; puis, j’ai commencé à la travailler à la main, en apprenant tout ce que je pouvais à l’aide d’Internet. Une fois que nous avons décidé de bâtir une usine, j’ai pu la traiter à plus grande échelle. Aussi, maintenant, je peux non seulement utiliser les fibres pour faire les choses que j’aime, comme les savons feutrés et les boules de séchage, mais je peux également les traiter pour les autres personnes qui élèvent des alpagas, des lamas ou des moutons.

Notre communauté a vraiment été accueillante lorsque nous avons démarré notre usine. Les gens venaient et on leur faisait visiter; on répondait à leurs questions et ils étaient fascinés par le processus. S’il y a quelque chose que je ne suis pas en mesure de faire ici, je n’ai aucun problème à envoyer les gens à un autre endroit. C’est ça être local. On développe la confiance et on tisse des
liens. »

-Ann, propriétaire d’une usine de fibres

« J’ai appris beaucoup de choses sur les plantes et ce dont elles ont besoin pour pousser. La première plante que j’ai cultivée c’était du tabac. Je faisais vraiment attention, car je voulais qu’elle pousse parfaitement. Les graines étaient vraiment très petites au départ… et maintenant, les plants sont énormes! Quand je les vois, je pense “wow, c’est moi qui ai planté cela!” C’est un lien avec le Créateur; je l’écoute et maintenant les autres peuvent en profiter.

Certaines des plantes ne sont peut-être pas aussi belles que celles qu’on voit en magasin, mais je connais tout le travail et la réflexion qui sont nécessaires pour les faire pousser. S’il fait trop chaud dans la serre, on ouvre les portes pour les laisser respirer et leur faire prendre l’air. Si on remarque que les feuilles se recroquevillent, il faut savoir pourquoi et ce que ça signifie. J’aimerais que tout le monde puisse faire ça, car c’est tellement gratifiant.

Je ne connais pas encore tout ici, comme les herbes médicinales, mais lorsque ce sera le cas, ce sera de nouvelles connaissances que je serai en mesure de transmettre à ma communauté. »

-Jordanna, cultivatrice dans une serre communautaire (2/2)

« Ma mère m’a fait commencer le jardinage. Au départ, ça ne me plaisait pas trop et j’aurais préféré passer du temps avec mon téléphone, mais je m’y suis habitué. J’ai fait des recherches et j’ai décidé que je voulais faire du jardinage. J’ai donc commencé à cultiver des citrouilles, des aubergines, des poivrons et bien d’autres choses. Quand je rentrais de l’école, je déposais mon sac et même s’il pleuvait, j’allais dans le jardin et je m’assurais que tout allait bien.

J’ai obtenu ce poste grâce à un programme qui aide les jeunes à se bouger et à trouver un travail pratique. Lorsque j’ai commencé à travailler dans la serre, je me suis dit “Impossible! Ce n’est pas de l’herbe de bison ni du foin d’odeur!” On utilise la moitié de la serre pour cultiver des plantes destinées aux cérémonies, ou à la médecine. Ces médicaments sacrés ont été offerts aux Premières nations pour communiquer avec le Créateur. Je les reconnais, mais je n’ai jamais su comment elles étaient cultivées. Maintenant, je peux enseigner aux gens comment en faire des thés et comment les cultiver correctement.

Lorsque je me promène, je vois toutes ces plantes et je sais qu’on s’en occupe bien; je leur donne ce dont elles ont besoin pour survivre. Les plantes ont besoin de bons soins et d’attention, mais elles nous donnent tellement en retour! Nous avons travaillé dur pour améliorer cette serre et maintenant, travailler avec de belles plantes comme celles-là, c’est bon pour le cœur et bon pour les personnes qui les apprécient. »

-Jordanna, cultivatrice dans une serre communautaire

« Je suis spécialiste en nutrition laitière pour une provenderie de l’Ontario; j’adore mes vaches et mes collègues. J’aime vraiment tous les aspects de mon travail.

J’ai grandi dans une ferme laitière dans l’est de l’Ontario. J’ai obtenu mon diplôme à l’Université de Guelph en 1985 et j’ai postulé à cet emploi, passé les entrevues et j’ai obtenu le travail! Je croyais que je vivrais temporairement dans l’ouest de l’Ontario, mais je suis tombé amoureux des personnes avec qui je travaille et avec les agriculteurs que je sers. C’est pour ça que je suis encore ici.

Chaque jour, je me rends dans différentes fermes et j’aide les agriculteurs à définir et installer les meilleurs régimes alimentaires pour leurs animaux. Notre objectif? Nous assurer que les vaches soient bien nourries et que nos clients réussissent.

Pendant mon temps libre, je suis bénévole pour 4-H. Je suis à la tête de différents clubs dans la région de Waterloo, y compris un club laitier, un club vétérinaire, un club sirop d’érable et un club de sport. Être leader d’un 4-H me dynamise et j’adore le pouvoir des jeunes qui jouent un rôle dans le développement positif des jeunes.

Je dirige aussi un club de cuisine au marché fermier de Kitchener, où je passe pas mal de temps à enseigner aux membres d’où provient leur nourriture. Quand c’est possible, on leur parle de l’agriculture et des aliments produits localement pour qu’ils puissent, eux aussi, aussi avoir cette expérience. »

- John, spécialiste de la nutrition des vaches laitières

« J’ai grandi dans la ferme laitière de ma famille et même après le travail et pendant les fins de semaine, je mets encore la main à la pâte. J’ai étudié les communications dans une grande université en ville. Je n’y ai rencontré que quelques autres enfants issus de l’agriculture. Je me sentais mal à l’aise lorsqu’on abordait les sujets consacrés à l’agriculture, car j’avais une compréhension tout à fait différente à cause de mes antécédents et de mon expérience. J’ai maintenant le travail de mes rêves. Je suis de retour dans ma communauté et je travaille pour un organisme qui soutient les agriculteurs. Je suis content de pouvoir utiliser mon diplôme en communications dans une petite ville de l’Ontario. Mon travail implique d’aider les agriculteurs à régler des problèmes locaux. Que ce soit l’expansion des villes, les impôts, ou la réglementation du gouvernement. Chaque jour est différent.
Le projet dont je suis le plus fier est le FARM 911; on l’appelle plus affectueusement le “projet Emily”. Il encourage les municipalités à offrir une adresse d’urgence aux propriétaires terriens. L’avantage est que les agriculteurs peuvent être contactés facilement en cas d’urgence. On a surnommé ce projet Emily, en mémoire d’une fille de ferme de la région qui est décédée tragiquement lors d’un accident agricole. Les premiers répondants ont été retardés dans leurs recherches, car ils ne trouvaient pas la propriété à cause du manque de signalisation. 25 municipalités ont maintenant adopté ce projet, et de plus en plus d’autres se joignent au mouvement. C’est vraiment gratifiant. »

-Resi, représentant de terrain dans un organisme agricole provincial.

Nous sommes peut-être loin de chez nous, mais quand on est ici, on cuisine encore des plats typiquement jamaïcains. Quelqu’un passe nous voir et nous offre des épices de la Jamaïque. Aussi, on peut vraiment préparer d’excellents plats! La meilleure chose à faire? Le poulet au curry! Les Canadiens devraient vraiment en manger plus! Mais pas n’importe quel type de curry… il faut choisir un assaisonnement au curry jamaïcain… c’est vraiment le meilleur arôme.
Il est aussi important de choisir de bonnes mangues pour le curry. Quand on cuisine avec des mangues, il ne faut pas qu’elles soient trop juteuses. Elles sont trop sucrées et pas bonnes pour la cuisine. Il faut choisir les plus dures et les cuire à la vapeur. C’est comme ça qu’on peut avoir un bon goût. Quand on cuisine ici, c’est comme si on cuisinait en famille à la maison!

-Baker, travailleur agricole saisonnier dans un verger de l’Ontario

« Ma mère était mon exemple. Mon père est décédé quand j’avais 8 ans et j’ai donc commencé à l’aider. Mes sœurs avaient 3 et 4 ans à cette époque. Ma mère savait tout faire et on ne se disputait jamais quand on travaillait ensemble, même pas quand on triait le bétail, ce qui peut être un travail difficile. Grâce à son influence, je crois que j’ai toujours voulu être un éleveur de bétail. Elle ne m’a jamais poussé à le faire… c’est arrivé tout seul. Elle aimait particulièrement les chevaux et elle a été un peu déçue lorsque je lui ai dit qu’ils ne m’intéressaient pas du tout. Elle aimait les vaches, mais préférait les chevaux.
Ma femme, mes 2 fils et moi-même élevons des bovins nourris à l’herbe. Nous avons 60 têtes et les veaux sont tous nés et ont été élevés ici, dans notre ferme dans l’est de l’Ontario. Je siège aussi au conseil de Beef Farmers of Ontario, un organisme qui représente tous les éleveurs de la province. J’aime voyager dans toute la province pour rencontrer les autres éleveurs et en apprendre un peu plus sur les problèmes qu’ils ont. »

-Don, éleveur de l’Ontario

« J’ai grandi dans une grande famille d’agriculteurs. Mes parents sont issus de la ferme; mon grand-père était agriculteur et la majorité de mes tantes, de mes oncles et de mes cousins le sont eux aussi. Même si mon travail peut être difficile (et parfois, le stress a un impact sur moi), je ne peux pas m’imaginer faire autre chose. Après avoir vu l’héritage que mon grand-père et mon père ont bâti pour nous, cela me motive à continuer à aller de l’avant et à faire la même chose pour ma famille. Pour moi, il n’y a aucun autre mode de vie possible que celui de l’agriculture.
Chaque jour, et cela toute l’année, je donne à manger au bétail et je m’en occupe. L’un de mes rôles principaux consiste à réparer l’équipement et les machines. Le printemps, c’est la saison du vêlage; je dois donc constamment surveiller les vaches. Je passe mes étés à planter des graines, à l’ensilage et à récolter le foin et la paille. Puis, au printemps et à l’automne, je passe pas mal de temps à aider mon père à récolter les pommes de terre. »

- Allan, producteur de pommes de terre et éleveur de l’Î.P.-É.

« J’adore aider à préparer du sirop d’érable. Nous avons 14 arbres dans le champ et j’utilise un brûleur au propane pour faire bouillir la sève. C’est aussi ma première année au 4-H. Je suis au club des chèvres, des bœufs, du labourage, de cuisine et vétérinaire.
Dans notre ferme, de tous les animaux que nous avons, c’est la chèvre Butterscotch que j’adore le plus. Si je ne deviens pas agriculteur, j’aimerais jouer au hockey. En général, je suis le gardien pour notre équipe locale. Mon équipe préférée? Tampa Bay! J’aime vraiment Steve Stamkos. »

-Lucas, 10 ans

« Lorsque j’étais à la maternelle, je voulais être pompier, mais depuis que nous avons emménagé dans cette ferme familiale de la 5e génération en 2007, j’ai voulu être agriculteur. C’est la ferme dans laquelle ma mère et mon grand-père ont grandi.
J’ai étudié l’agriculture au Collège McDonald à Montréal. À la maison, je fais un peu de tout : nourrir les moutons, travailler dans les champs de maïs, d’orge, de soya, etc. J’aide aussi les autres fermiers.
Ma saison préférée, c’est l’automne. C’est le moment de l’année, où arrivent toutes les cultures; les feuilles sur les arbres changent de couleur et tout le monde se prépare à l’hiver. »

-Mitchell, éleveur de moutons et cultivateur

« Dès que j’ai reçu mon diplôme de l’école secondaire, je suis revenu à la ferme avec mon père. Je représente la 6e génération qui y travaille. La ferme a été fondée par mes ancêtres en 1814. Ces ancêtres étaient des Loyalistes de l’Empire-Uni qui ont émigré au Canada de provenance de l’État de New York avant la Guerre de 1812.
En grandissant, nous avions des porcs et des vaches, et on cultivait beaucoup de légumes pour la mise en conserve : des pois, des tomates, des citrouilles, du maïs sucré et des framboises. La mise en conserve était importante dans le Comté du Prince-Édouard qui comptait 50 usines à l’époque, y compris 4 dans un village voisin. On appelait cette région la “capitale de la conserve du Canada”. Aujourd’hui, il n’y en a plus. Mon fils et mes petits-enfants gèrent maintenant cette ferme qui compte des vaches laitières et où on y cultive du maïs et du foin.
Atteint du glaucome, j’ai commencé à perdre la vue d’un œil en 2003, mais je pouvais encore m’occuper de la ferme. En 2010, j’ai perdu la vue de l’autre œil. Le travail à la ferme me manque. J’ai toujours aimé ça. Même quand j’étais enfant. Je voulais toujours aider. Voir les cultures pousser me manque également, tout comme observer le passage des saisons. L’Institut national canadien pour les aveugles a été extraordinaire. Ils m’ont appris à utiliser correctement cette canne blanche et m’ont aidé à obtenir de l’équipement. Avec l’aide d’une liseuse électronique, je peux encore lire des magazines consacrés à la ferme, et ça m’aide à me tenir au courant de ce qui se passe dans l’industrie. »

-Bob, agriculteur de la sixième génération

« Ce que je préfère à la ferme, c’est Izzy, notre mini porc… et tous les chats. Puis, l’année prochaine, j’ai hâte de commencer le 4-H. Je veux me joindre au club de décoration des gâteaux. C’est ce que ma sœur a fait cette année. Elle pourra donc m’aider. J’adore manger des pizzas, du pain à l’ail, des spaghettis, et du poulet Alfredo. On n’est pas difficiles, on aime beaucoup de choses, et mon frère et moi, on aime aussi les moules. »

-Griffin, 9 ans

« J’ai été élevée dans une petite ferme où j’ai rencontré mon futur mari lors d’une réunion. Nous nous sommes mariés en 2003 et nous avons utilisé une partie de l’argent reçu à notre mariage pour acheter un semoir à semis direct. On l’a encore! Je suppose que cela vient du fait de s’être marié à un agriculteur!
En grandissant, je voulais devenir vétérinaire, mais… vivre dans cette ferme avec les chèvres, le bétail, les canards, les chevaux et les poulets… c’est ce qui me plaît vraiment le plus. Les canards et les chèvres naines sont plus là pour le divertissement…! C’est difficile de passer une mauvaise journée lorsqu’un canard cancane à côté de soi et les chèvres sont vraiment très drôles!
J’adore rencontrer des gens et leur parler d’agriculture. J’ai toujours aimé ça. Je travaille pour notre foire locale qui a lieu en automne à Perth, le weekend de la fête du Travail. Il y a toujours au moins 100 bénévoles qui nous aident à préparer un excellent événement pour nos 10 000 invités. Je suis aussi une leader 4-H et j’adore chevaucher les chevaux. »

-Barb, agricultrice de l’Ontario

« Mon travail consiste à être le chef de la bonne humeur, ici à notre silo-élévateur. Je viens ici à vélo depuis chez moi; je commence tous les jours à 7 heures. J’aide aussi à déchiqueter le papier, vider les poubelles et apporter de l’eau à mon collègue Geoff. En automne, pendant la moisson, j’aide à remplir les seaux de grains.
J’adore les sports. Mon équipe de hockey préférée? Les Sénateurs d’Ottawa. Pour le football, ce sont les New England Patriots. Mes joueurs préférés sont Bobby Ryan et Tom Brady.
Ce que je préfère manger? Les burgers avec beaucoup de fromage et du ketchup… sans oublier les frites! »

-Brian, chef de la bonne humeur dans la ferme de bétail de sa famille

« Je conduis des camions depuis que j’ai 18 ans. J’adore celui que je conduis actuellement. C’est un Kenworth et il est magnifique. Je déteste les camions sales! En moyenne, je me rends dans environ 4 fermes par jour où j’apporte à manger pour le bétail. Les livraisons en hiver peuvent être difficiles. Cela fait juste partie du travail. Je passe beaucoup de temps à regarder le radar pour voir ce à quoi va ressembler la météo.
Mon moment préféré de la journée? J’adore parler aux agriculteurs et apprendre à les connaître. Avant, je voulais aussi être agriculteur. Alors, travailler pour une entreprise qui soutient les agriculteurs… c’est génial! »

-Paul, conducteur de camion, provendrerie de l’Ontario

« Je me rends au Canada pour y travailler depuis 30 ans. C’est bien de travailler ici. Lorsque je viens ici, je peux acheter des choses quand je rentre chez moi. L’argent aide à nourrir ma famille, construire une maison… et quand je rentre, c’est un peu comme des vacances.
Je viens travailler ici pendant 7 mois; puis je rente pendant 5 mois… et je reviens.
J’ai trois enfants : ils ont 28, 30 et 31 ans. Quand on est ici, on connaît tout le monde… aussi, ils sont un peu comme une famille. »

-Percy, travailleur agricole saisonnier dans une pommeraie de l’Ontario

« Je travaille pour une entreprise de produits laitiers. J’adore passer du temps dans l’étable et apprendre à connaître la personnalité unique et les besoins de chaque vache. J’ai grandi dans une communauté rurale près de Brantford et j’ai toujours su que l’agriculture était mon truc, à cause du lien que j’éprouve pour les vaches. Lorsque le moment est venu de s’inscrire à l’université, j’ai demandé à m’inscrire à l’Université de Guelph sans hésitation… et c’est là que je suis allée. Vraiment… je ne sais vraiment pas ce que je ferais sans agriculture! Ça a toujours été mon objectif… »

-Erica, membre 4-H

« Je viens d’une petite ville du Mexique, où j’ai étudié les sciences animales. Je suis ici grâce à un programme qui permet de travailler au Canada ou aux États-Unis. J’adore travailler avec les animaux… peut-être même plus qu’avec les gens… je m’entends bien avec eux! Je travaille maintenant dans ce parc d’engraissement pour les bovins où je m’occupe du programme sanitaire animal. J’adore connaître toutes les informations au sujet des bovins grâce aux fichiers informatiques : la génétique, la consommation des animaux, s’ils grandissent bien, leur état de santé. Et, lorsqu’ils sont partis, on peut regarder ces fichiers et savoir qu’on les a bien élevés.
Une chose que mes collègues ne connaissent pas de moi? J’adore danser, en particulier la salsa… et je suis bonne! Il n’y a pas beaucoup d’occasions de danser au Canada… mais au Mexique, il y en a vraiment beaucoup! »

-Daniela, gestionnaire de la santé des troupeaux, ferme bovine de l’Ontario

« Je suis membre du club des moutons 4-H. Chaque été, nous passons beaucoup de temps à faire sortir nos moutons et à les habituer à être manipulés. Nous apprenons comment préparer leurs pattes (le comportement approprié pour les exhibitions) et comment garder leur tête bien haute lorsqu’ils sont dans l’enclos à notre foire locale.
Une fois, quand j’étais en première année 4-H, mon mouton a eu peur et a essayé de s’enfuir. J’avais environ 10 ou 11 ans. Je l’ai sorti de l’enclos, mais je ne l’ai pas laissé partir! Ce fut peut-être la chose la plus folle qui me soit arrivée avec mon mouton.
Mes travaux préférés à la ferme comprennent le travail avec le tracteur, nourrir les animaux, nettoyer les enclos et aider à réparer.
Je fais aussi du motocross. J’ai récupéré le vélo de mon frère. J’adore aller vite et sauter sur les bosses. L’année prochaine… j’espère faire de la compétition. »

-Kieran, 14 ans

« Nous sommes ouverts tous les jours, toute l’année. Les seuls jours de fermeture sont Noël et le lendemain de Noël. Aussi, nous avons commencé à utiliser ces journées comme des journées consacrées à la famille. C’est génial de pouvoir profiter de notre ferme de la même manière que les visiteurs. Cette année, beaucoup de membres de la famille élargie se réunissent pour profiter de tout ce qu’elle peut offrir : du patin, de la raquette, de la bonne nourriture et l’esprit de camaraderie. C’est devenu un moment très spécial pour nous tous.
Lorsque mon mari m’a d’abord expliqué son travail, je lui ai dit… Tu sais quoi? Je croyais qu’elles venaient en boîte! Malgré que l’agriculture me soit très familière, je n’aurais jamais cru que les canneberges étaient cultivées! Puis, j’ai découvert le type de culture fascinante que c’était… et je fais encore des découvertes. Notre nourriture a des histoires incroyables à raconter. On dépend de notre alimentation pour notre survie, notre santé et notre bien-être. Aussi, les connaissances sont importantes précisément pour cette raison… mais c’est aussi super intéressant! »


-Wendy, cultivatrice de canneberges de l’Ontario

« J’ai grandi dans cette ferme et mes parents et grands-parents y ont habité avant moi. J’ai commencé ma carrière comme technicienne de laboratoire, mais je n’avais aucun intérêt pour la ferme quand j’étais petite; après m’être mariée, j’ai soudainement réalisé que c’était un bon endroit pour élever nos enfants. On m’a dit que je ne ressemblais pas à une agricultrice… Qu’importe. J’ai même eu une conversation avec quelqu’un à Canada’s Wonderland qui ne me croyait pas!
Mes parents ont commencé à vendre des arbres de Noël tout simplement pour éclaircir notre forêt. À ce moment, ils coûtaient 2 $ chaque. Et, pour les citadins, c’est vraiment quelque chose de venir couper son propre sapin!
Aujourd’hui, il y a plus de 600 producteurs d’arbres de Noël en Ontario et on nous pose beaucoup de questions à ce sujet, comme Est-ce qu’on les peint en vert? (bien sûr que non!) On a 35 acres d’arbres et on les vend à partir de la fin du mois de novembre jusqu’à la veille de Noël. Les gens ne réalisent pas que chaque arbre dans notre petit bois est entretenu, taillé et soigné au moins 3 fois par an. J’adore regarder les petits moments de famille qui se déroulent dans notre ferme, tandis que nos invités cherchent l’arbre parfait. »

-Diana, productrice d’arbres de Noël en Ontario

« Je pense qu’il est très important d’acheter autant que possible auprès des fournisseurs locaux. Avec une petite entreprise, il faut se soutenir les uns les autres. Tous nos bonbons sont faits à la main dans notre cuisine à Markham et expédiés partout au Canada. Lorsque nos clients nous demandent si nos produits sont préparés en ayant les ingrédients locaux à l’esprit, ils adorent quand je leur réponds que 100 % de nos produits en soutiennent d’autres en Ontario, du beurre aux noix… jusqu’à l’emballage. L’autre chose excellente c’est quand les gens goûtent à nos bonbons pour la première fois et de voir leur surprise et leur régal… Ça me rend si contente! »

-Lori, confiseuse

« Mon père, c’était ma personne préférée. C’est grâce à lui que je suis toujours positif et pourquoi vous ne me verrez jamais de mauvaise humeur. La plupart de ses conseils consistaient à être bon envers les autres, ce qui m’aide à avoir de bonnes relations interpersonnelles avec tout le monde depuis les 34 ans que je travaille ici. C’est grâce à tous mes collègues, mes amis en fait, que j’aime chaque jour. »

-Roger, employé dans une usine de transformation laitière.

« J’ai vraiment eu de la chance : j’ai grandi avec une mère qui adorait cuisiner… et elle est excellente cuisinière. J’ai tout appris d’elle quand j’étais très petite, rien qu’en restant sur la chaise à côté d’elle et en enfilant le même tablier — ceux qu’elle avait cousus pour nous. Quand on cuisine, on commence à comprendre d’où vient la nourriture; on est plus enclin à essayer d’autres choses et de faire attention aux aliments que l’on choisit. Une partie importante de tout cela est d’apprécier les gens qui la produisent. Peut-être ne serez-vous pas en mesure de vous rendre dans une ferme et demander tout ce que vous voulez, mais il y a de nombreuses opportunités de suivre les agriculteurs en ligne et de comprendre que ce sont de véritables personnes qui aiment ce qu’elles font. »

-Jennifer, rédactrice culinaire et auteur de livres de recettes

« J’ai été élevé dans une ferme de bétail et j’ai été mécanicien automobile pendant 35 ans. Ces compétences sont bien pratiques à la ferme! Je peux réparer tous les tracteurs et les tronçonneuses. On ne se débarrasse pas des tracteurs… on n’arrête pas de les réparer!
On vit maintenant dans une exploitation où poussent des arbres de Noël. L’exploitation où a été élevée ma femme. J’aime vraiment notre clientèle de Noël. Elle varie beaucoup et va des personnes qui cherchent l’arbre parfait à celles qui disent : cet arbre est vraiment moche, mais on a peur que personne ne le prenne… alors on l’achète. Nos enfants nous aident lorsqu’ils sont à la maison.
Lorsque je ne m’occupe pas des arbres, mon passe-temps consiste à construire et rénover de vieux avions. Mon préféré? Un vieux bimoteur des années 1930. Cela fait environ 8-10 ans que je travaille dessus! »

-Bob, producteur d’arbres de Noël de l’Ontario

« Je suis ici toute la semaine pour présenter des moutons. Cela signifie que je les tiens de manière à ce qu’ils soient parfaits pendant le concours. Les juges recherchent toujours quelque chose de particulier. Aussi, il faut se tenir prêt. Maintenant, on s’entraîne à faire face à un problème s’il survient. Cela demande beaucoup de temps de travail avec le mouton… pour être à l’aise, lui comme moi. »

-Autumn, membre du club de moutons 4-H

« Ma famille ne possède pas de ferme, mais cela ne m’a pas empêchée de travailler avec des agriculteurs. J’ai presque grandi dans la ferme de mon voisin… et je trouve le travail que j’y fais tellement gratifiant! Ce n’est pas toujours facile et parfois, ça peut être vraiment dur. Ce sont les petits moments qui font que le jeu en vaut la chandelle, comme voir les veaux devenir des vaches et avoir des veaux à leur tour. Les gens doivent savoir ce qu’implique la production d’aliments, car c’est ce qui nous fait grandir. Il y a quelque chose de spécial à faire partie d’une industrie qui occupe une grande place dans la vie de chacun. »

-Emily, aide dans une ferme de l’Ontario

« J’aime visiter des endroits et découvrir les gens et leur histoire. Ce qu’ils font et comment ils font les choses. Si je vais en vacances, ça ne m’intéresse pas de rester assise à la plage. Je veux aller en ville, voir ce qui s’y passe, ce que font les gens et comment ils vivent. C’est incroyable de se rendre dans un environnement différent et de pouvoir parler à quelqu’un et de découvrir depuis combien de temps elle est là, d’où elle vient et ce qu’elle fait. »

-Corrinna, gestionnaire de magasin

« Je fais un peu de tout; j’ai une liste de tâches, et je dois les faire. Mais j’aime plus le côté mécanique des choses. Je suis en 10e année, alors j’ai choisi un cours de mécanique et d’atelier… et j’aime vraiment ça! C’est ce que j’aimerais faire plus tard, mais je m’impliquerai toujours à la ferme pour aider à réparer les choses ou à conduire le tracteur. »

-Carter, 15 ans

« Je fais actuellement des études d’infirmière. Mais, une fois que j’aurai terminé, j’espère retourner chez moi et avoir quelques animaux à moi. J’ai grandi dans les fermes, et j’aurais toujours un lien avec l’agriculture. Mais les enfants d’aujourd’hui ne connaissent pas vraiment les animaux ni l’agriculture. C’est l’une des choses géniales à propos de ce métier : je peux enseigner d’où provient la nourriture et même leur montrer un peu d’agriculture. »

-Tabetha, éducatrice porcine en Ontario

« J’adore mettre les gens en relation avec les aliments qu’ils aiment. Lorsque vous parlez à quelqu’un de quelque chose de nouveau qu’il n’a jamais essayé dans le passé et qu’il vous dit Hé, mais je n’y avais jamais pensé! Ou que vous montrez aux gens une nouvelle manière de préparer quelque chose à quoi ils n’avaient jamais pensé… ce sont les moments que je préfère. Les gens veulent savoir d’où provient leur viande. Ils veulent qu’elle soit locale. Notre travail consiste à nourrir les familles, et ça fait donc du bien de savoir que l’on peut faire cela avec les personnes autour de nous. Ces personnes qui sont passionnées, font pousser ou préparent aussi votre nourriture. »

-Christine, distributrice alimentaire en Ontario

« Je suis machiniste certifié de métier. J’ai fait ça après avoir commencé à travailler ici. On ne peut jamais se tromper avec un métier. Ce que j’ai appris ici, c’est de ne pas m’en faire pour les petites choses. Tout trouve sa place. C’est ce que les gens d’ici m’ont appris. Il vous suffit de prévoir votre vie et votre travail dans l’industrie alimentaire; les gens devront toujours manger. »

-Ron, exploitant agricole, division Pullet

« Je suis né au Canada, mais je n’ai pas grandi ici. À 3 ans, mes parents ont décidé de retourner en Grèce pour de bon. Je ne connaissais rien de ce pays où j’étais né, ni son histoire, ni ses langues. J’avais un acte de naissance canadien. C’est tout. C’est en fait mon professeur de physique au collège qui m’a dit d’y retourner! C’était une personne très approchable et je l’appelais par son prénom. Il m’a donné beaucoup de conseils professionnels. Maintenant, cela fait 24 ans que je vis et travaille au Canada. Je peux dire que ce fut le meilleur conseil que je n’ai jamais reçu! »

-Costa, technicien en chef du contrôle de la qualité

« Ce qu’il y a de mieux ici, c’est de voir pousser les choses : les enfants, les veaux, les cultures. On commence quand ils sont si jeunes, et ensuite, tout pousse pour atteindre un potentiel maximum. On voit littéralement les fruits de son travail tous les jours. Les choses à la ferme, ce n’est pas comme pour un travail de bureau : à la fin de chaque journée, on peut voir ce que l’on a accompli. C’est vraiment gratifiant. Maintenant, être un parent avec des adolescents, j’ai vu mes enfants grandir et développer leur propre personnalité et habitude; la même chose se produit avec les vaches que l’on élève toute sa vie. C’est un témoignage à la manière dont elles ont été élevées. »

-Chris, producteur laitier de l’Ontario

« Pendant mes études, j’ai choisi un cours sur la culture populaire, et j’étais vraiment intéressée par la durabilité à la ferme. L’agriculture est de plus en plus concurrentielle…! Alors, comment la transformer en une industrie approchable pour les gens? Comment permettre aux entreprises d’exister? Parce que je pense que parfois, on se fait tellement envahir par la durabilité! Et qu’est-ce que ça veut dire, moins d’émissions de carbone? Mais à la base de la durabilité, il y a le maintien de l’agriculteur à la ferme. Alors, moi j’aime chercher quels véhicules utiliser pour y arriver. »

-Ashley, gestionnaire

« J’ai travaillé dans le domaine des soins de santé pendant des années avant de me rendre à Toronto et de commencer là. J’aime les œufs de tellement de manières différentes… mais ce que je préfère, ce sont les œufs brouillés! Depuis que j’ai commencé à travailler ici, ce qui m’a vraiment frappée, c’est la passion et les soins des producteurs pour leurs poules ainsi que la fierté qu’ils ont à produire des œufs de la plus grande qualité! Cela nous revigore et nous rend fiers de travailler dans une entreprise de production d’œufs.

J’adore les défis et j’adore jouer aux jeux de société. Le Scrabble, c’est mon jeu préféré. C’est une tradition familiale au moment de Noël et tout le monde s’y met vraiment. »

-Gemma, service du marketing consommateur, entreprise de production d’œufs

« En grandissant, j’ai toujours aimé m’occuper de mes 5 frères et sœurs. Ma passion pour l’apprentissage et le travail avec les enfants plus jeunes, c’est ce qui m’a poussé à enseigner. Mon objectif consiste à encourager les étudiants à réfléchir d’une manière critique à des thèmes agricoles controversés, en plus d’emplois dans l’agriculture, y compris (mais sans s’y limiter) à la ferme. Pour les enfants, il est important qu’ils connaissent leur nourriture pour qu’ils puissent prendre des décisions éclairées au sujet des aliments qu’ils achètent et consomment, mais aussi au sujet des processus qui entrent en jeu pour que la nourriture arrive sur leur table. La partie la plus gratifiante de mon travail consiste à pouvoir interagir avec les étudiants et de les pousser à réfléchir au sujet de l’agriculture au-delà des stéréotypes “ferme” et “fermier”. »

-Claudia, enseignante AgScape

« En tant que mère, ce que je préfère c’est de pouvoir être ici pour mes enfants dès qu’ils ont besoin de moi. Rien, en tant qu’agricultrice, ne m’empêche d’être avec eux lorsque cela est nécessaire. Ça ne veut pas dire que c’est facile, mais c’est toujours possible. Pas besoin d’appeler qui que ce soit pour prendre un congé ou changer de quart de travail. Chase est autiste… nous avons donc des difficultés, comme nous rendre chez le thérapeute. Et Payton est née avec des problèmes aux reins; des opérations importantes ont été nécessaires, mais en tant que mère qui travaille à la ferme, je peux être là pour mes enfants. C’est une des choses que je préfère en tant que mère. L’agriculture nous a permis de voir nos enfants grandir. Et, en tant qu’agricultrice, ce que je préfère en habitant à la ferme, c’est de ne pas avoir de voisin! »

-Brianne et Chase, producteurs laitiers de l’Ontario

« Je voulais faire ce travail depuis que je suis toute petite. J’ai commencé à aider quand j’avais 5 ans, à préparer des boîtes quand je le pouvais. De là, j’ai aidé à récolter les concombres, à les emballer et appris tout ce que je pouvais au sujet des machines. Les emplois et les expériences sont tellement divers! Je ne peux imaginer quelque chose de mieux. On apprend beaucoup de choses pratiques, comme l’origine de la nourriture et la vie à la campagne, mais j’aimerais que les gens comprennent mieux ce qui se passe dans les serres. Il ne s’agit pas seulement de s’y rendre et de récolter les concombres… il y a tant de choses, et on travaille si dur pour récolter un produit sécuritaire et nutritionnel et de haute qualité! Nous faisons de notre mieux, et c’est un peu décevant lorsque quelqu’un dit que tout cela est facile. »

-Jan, producteur de concombres de serre de l’Ontario

« Je peux prévoir l’avenir. Je fais un rêve et le lendemain ou quelques jours plus tard, il se réalise. Par exemple, j’ai rêvé que ma tante était enceinte. Le lendemain, elle nous l’annonçait, mais dans mon rêve, le bébé avait un nom, on savait si c’était un garçon ou une fille, etc. On ne sait pas si tout est vrai; on ne connaît pas encore le nom, ni si c’est un garçon ou une fille… mais c’est complètement fou. »

-Melyse, gestionnaire de plantation de citrouilles

« Je m’ennuie facilement. Aussi, chaque jour, c’est différent. Pas de routine. Je viens ici et il y a toujours de nouveaux problèmes. Puis, je dois les résoudre avec l’équipe dans l’usine. C’est un environnement qui change tout le temps et je veux m’assurer que chaque jour, nous suivons les programmes et la règlementation pour préparer des aliments sécuritaires et de qualité. »

-Jasleen, gestionnaire du contrôle de la qualité

« Du point de vue des produits laitiers, la chose importante avec les buffles est que certaines personnes qui ont une intolérance au lactose peuvent tolérer le lait de bufflonne. Nous avons eu une femme de Peterborough qui adore vraiment manger. Elle ne supporte pas le lactose; alors, tout à coup, elle s’est mise à manger des fromages à base de soya et à boire du lait de soya… Mais elle n’aimait pas. Son médecin lui a alors suggéré d’essayer le lait de bufflonne, car elle n’y était pas allergique. Elle arrive ici et elle est super contente, car, il n’y a pas que le lait! Il y a du fromage, de la glace, des pizzas, des burgers au fromage et des lasagnes. Selon elle, nous avons changé sa vie. Nous avons du mal à suivre la population intolérante au lactose. Puis, certaines cultures ont grandi avec le lait de bufflonne; ces gens sont tellement heureux de venir ici! Pour remettre tout cela en perspective, le lait de bufflonne se classe à la deuxième place dans la production de lait mondiale. »
*si vous avez de graves allergies, consultez un médecin avant d’essayer les alternatives.

-Martin, éleveur de buffles d’eau

« J’ai été arbitre de hockey pendant 42 ans et je suis pompier à temps partiel. Je reçois peut-être 35 coups de téléphone par an et j’ai une réunion le lundi soir. C’est gratifiant, mais vraiment difficile. J’aime l’amitié qu’on y ressent. Nos liens sont très solides, car on ne sait jamais quelle situation on risque de rencontrer. Mon équipe de hockey préférée, c’est les Toronto Maple Leafs — on va voir une partie de hockey environ tous les 2 ans, et, si on y va, on achète les meilleurs billets. On pense que si on y va, il vaut mieux acheter les meilleurs billets et se faire plaisir! »

-Bryan, gestionnaire d’exploitation, Aviary New-Life systems

« Je suis né à Trinidad et Tobago. En grandissant, je voulais être un joueur professionnel de cricket. J’aime encore le cricket, mais on n’y joue pas beaucoup ici. Je suis venu ici avec ma femme et je travaille depuis 15 ans. Les gens ici sont vraiment très gentils et j’adore la neige et le froid. Tout est beaucoup plus clair ici quand il y a de la neige. Il suffit de s’habiller chaudement. »

-Joe, service d’expédition et de réception, entreprise de production d’œufs

« J’avais l’habitude d’avoir des chèvres et de les exhiber. Mon origine est en fait avec les chevaux, mais mon intérêt pour les chèvres s’est développé à toutes les foires auxquelles je me suis rendue. Je n’arrêtais pas de penser que je voulais ma propre chèvre. La première chèvre que j’ai eue, c’était Gloria. C’était une Nubienne, ma race préférée. Je l’ai eue pour mon anniversaire, ainsi qu’un de ses petits et c’est comme ça que nous avons commencé. S’occuper des chèvres est très difficile. Il faut trouver le bon vétérinaire qui les comprend. S’il s’occupe de chats et de chiens, et non de bétail, ce n’est pas la même chose. En matière de connaissances, les vétérinaires étaient extraordinaires. J’ai vraiment eu de la chance de pouvoir apprendre de vétérinaires incroyables. »

-Karen, gestionnaire de crèche pour chèvres

« Je n’ai pas grandi dans une ferme, mais j’ai décidé que je serai vétérinaire; on m’a donc demandé d’acquérir de l’expérience avec de gros animaux. Au secondaire, j’ai commencé à travailler dans une ferme laitière; je me suis jointe à 4-H et j’étais ambassadrice de notre foire d’automne pendant un an. Ce fut un long été pour moi. Après avoir travaillé à la ferme, c’est là qu’a commencé ma passion pour l’agriculture et je ne l’ai jamais perdue. J’ai l’impression que si j’avais été à l’école de vétérinaire, j’aurais travaillé avec de gros animaux plutôt que des petits. Je n’aurais jamais cru cependant que je serais doctorante, mais j’aime vraiment savoir que notre recherche fait une différence. »

-Shannon, doctorante en pathobiologie et immunologie

« Certains m’appellent la roue de secours. C’est parce que je peux travailler à n’importe quel poste. Si quelqu’un est en vacances ou malade, je suis content de le remplacer pendant quelques jours. Je crois que j’ai déjà tout essayé, au moins une fois. J’ai toujours voulu être mis au défi et apprendre quelque chose de nouveau. C’est ce qui garde le travail intéressant, et me rend content. »

-Ali, chef de l’emballage

« Je réponds au téléphone et je parle aux fermiers. C’est amusant… certains appellent et expliquent exactement ce qu’ils veulent et c’est fini! D’autres appellent, et je ne peux pas raccrocher pendant 15 minutes. Ce sont des fermiers de la vieille école qui aiment parler. Je prends des commandes par téléphone et je les saisis dans l’ordinateur, je vérifie les commandes des autres membres du personnel. J’ai l’impression que la saisie de données, c’est tout ce que je fais, et ça n’arrête pas. Nous sommes tellement occupés…! Je vérifie la production, je l’équilibre et des trucs comme ça. J’ai un client, ses oiseaux étaient partis… et il m’a appelé, et nous avons commencé à parler. Maintenant, nous sommes de bons amis. »

-Ashley, chef de la programmation de la production dans une usine de fabrication d’aliments pour animaux canadiens

« J’ai grandi à Trinidad, où mes parents travaillaient dans l’agriculture. Je n’ai pas grandi dans une ferme et ma famille n’avait qu’un petit jardin. Quand j’étais plus jeune, je travaillais avec mes parents pour récolter la canne à sucre, mais ça ne durait pas longtemps. L’industrie a été fermée quand j’ai eu 23 ans et, après cela, nous avons dû chercher d’autres emplois pour gagner notre vie. C’est à ce moment que j’ai déposé une demande auprès du Programme des travailleurs agricoles saisonniers. Ma première année a été difficile, mais j’ai réussi. Maintenant, quand je reviens, je reconnais certaines choses et j’aime travailler dans le jardin avec tous les légumes. Cela fait 3 ans que je viens maintenant, de la fin mai jusqu’à la fin du mois d’octobre. Lorsque je reviens, je profite vraiment de mon temps au Canada et j’ai toujours hâte d’y revenir. »

-Kishore, travailleur agricole saisonnier

« Les conditions météo et décider des habits que je dois porter sont les parties les plus difficiles de mon travail! Parfois, je suis médecin, diététiste, mécanicien, soudeur ou plombier; être agriculteur n’est jamais ennuyeux. Il faut être une personne qui aime travailler avec les animaux et la terre, et aussi être une personne qui sait affronter le changement. En tant qu’agriculteur, je donne en retour à la terre et je vois ce que la terre nous offre. Je peux étaler le lisier des porcs sur les terres comme un engrais naturel, et avec l’aide de Dame nature, je peux cultiver des produits pour les porcs et les gens. »

-Dennis, éleveur de porcs de l’Ontario

« Les chèvres sont très intelligentes et curieuses. Elles peuvent être de véritables numéros et parfois des fauteuses de troubles! Elles me gardent éveillé, mais je ne dirais pas que c’est difficile de travailler avec ces animaux. Lorsqu’on aime ce qu’on fait, rien n’est difficile! Quand je suis devenu éleveur de chèvres, je suis devenu une personne bien plus passionnée de l’industrie dans laquelle je travaillais. C’est un amour qu’on ne soupçonne pas jusqu’à ce qu’on ait le déclic qui vous pousse à faire tout ce que vous pouvez pour l’atteindre. »

-Ed, éleveur de chèvres de l’Ontario

« J’ai été élevé dans une ferme au Minnesota, mais j’ai déménagé au Canada en 1972 après avoir reçu mon diplôme de l’Université Purdue et après qu’on m’ait offert un emploi là-bas. Nous avons acheté cette ferme quelques années plus tard et avons élevé nos trois enfants ici. J’adore le maïs sucré… j’ai donc pensé que c’est ce qu’on essaierait.

Ma variété préférée, c’est le Gold Nugget. C’est une variété plus ancienne très aromatique qui ne contient pas trop de sucre.

La ferme est maintenant gérée par mon fils et sa famille. C’est génial de voir la prochaine génération poursuivre les affaires. Je suis principalement à la retraite, mais j’aide encore quand c’est nécessaire. Et je peux maintenant plus jouer au golf que quand j’avais la ferme! »

-Jay, producteur de maïs sucré à la retraite

« La partie la plus agréable d’être de la région, c’est de connaître les aliments et de savoir exactement d’où ils proviennent. En s’approvisionnant localement, on peut apprendre tellement de choses et on peut vraiment tisser des liens précieux. J’adore pouvoir me rendre au champ et rencontrer des agriculteurs, ainsi que les personnes qui produisent nos aliments. C’est quelque chose que je peux transmettre à nos clients; aussi lorsque je leur sers un burger, je peux leur parler de la ferme à laquelle nous sommes allés et faire le lien. »

-Meg, gestionnaire du développement des affaires

« Rouler avec ma moto hors route et conduire mon véhicule tout terrain sont les deux choses que je préfère à la ferme. J’aime aussi l’air frais et avoir l’espace pour faire ce que je veux. Je ne suis pas encore assez âgée pour conduire de grosses machines agricoles, mais je serai contente de pouvoir le faire quand je serai plus grande. »

-Sarah, 13 ans

« Lorsque j’étais au secondaire, j’ai répondu à l’un de ces questionnaires qui vous explique en quoi vous êtes bon. J’ai indiqué mes compétences, et le résultat était d’être serveuse ou barman. Alors, j’ai essayé et j’ai adoré! Je suis allée dans une école spécialisée, où on vous apprend comment gérer le comptoir, jongler avec les bouteilles et ce genre de choses. Ils ne me laissent pas vraiment faire ça ici, mais ça va. J’aime ce que je fais ici. »

-Tamara, barman

« Je suis né au Ghana et je suis venu ici pour être avec ma famille. Je travaille ici depuis 2000. J’ai commencé dans le service des expéditions et je suis maintenant superviseur de la production. La plupart des gens avec qui je travaille ici sont des immigrants et nous essayons de rendre le Canada encore un meilleur endroit. J’adore la nourriture ici, en particulier les spaghettis! J’adore le riz. C’est un de mes aliments préférés, et bien sûr, ma famille adore les œufs. On consomme des œufs Omega, en libre parcours et normaux… on les mange tous! J’aime jouer au soccer et j’aime regarder le hockey, mais pour le moment je n’ai pas encore appris comment faire du patin. »

-Isaac, superviseur de la production, entreprise de production d’œufs

« Depuis que je peux marcher, la ferme a toujours fait partie de ma vie. Je suivais alors mon père et je lui posais toujours des millions de questions. J’essaie encore d’apprendre de nouvelles choses, que ce soit en assistant à des séminaires à des réunions locales ou en parlant aux gens sur Twitter. C’est important d’apprendre constamment. Les gens sont des mines de connaissances et ils peuvent vous aider à voir les choses différemment! J’ai récemment remporté une bourse de Women in Trucking Canada pour obtenir mon permis AZ; c’est passionnant, car on n’est jamais trop vieux pour apprendre quelque chose de nouveau! »

-Kristy, éleveur de porcs de l’Ontario

« J’adore ce que je fais. En particulier la première cueillette. C’est la partie que je préfère. C’est incroyable de voir l’impact du soleil sur les plantes. C’est fou de savoir que les concombres qui ne sont pas prêts pour le moment seront parfaits demain matin! C’est presque comme regarder un miracle qui se produit pendant la nuit. On sème, on cultive, on transpose, on plante, on nettoie, et enfin, on obtient un produit. On fait ça 16 fois par an, et je n’en ai pas encore assez. »

-Dale, propriétaire et exploitant de serre

« J’ai grandi dans une petite ville en Pennsylvanie et étudié l’administration des établissements de soins à la Penn State University. Mais mes plans ont changé quand j’ai rencontré mon futur mari; il étudiait aussi là-bas, mais venait d’une ferme au Canada. Je me souviens de ma première visite là-bas pour rencontrer sa famille en 1991. Avant cela, si vous m’aviez dit que je deviendrais une agricultrice canadienne, je ne l’aurais jamais cru. Depuis, nous avons élevé 2 garçons dans cette ferme et faisons pousser du maïs sucré et des citrouilles.

Je travaille à notre entreprise à temps plein, ce qui comprend : un marché, une boulangerie et un programme à la ferme, avec un labyrinthe de maïs et une plantation de citrouilles. En moyenne, on accueille 40 000 visiteurs chaque année. J’aide aussi avec les cultures, comme ces baies Haskap, qui sont vraiment nouvelles pour nous. Ça fonctionne vraiment bien pendant les hivers bien froids comme nous avons. Je crois que leur goût ressemble à un mélange de framboises, bleuets et rhubarbe. Ajoutez quelques ingrédients, et vous obtenez les meilleures tartes au beurre! »

-Amy, productrice de maïs sucré et de citrouilles

« Les gens qui vivent dans le coin pensent que le moulin à farine n’est qu’une grande usine bruyante. Ils n’ont aucune idée que nous produisons de la farine ici et ils ont même peut-être acheté les produits dans lesquels notre farine est utilisée. Je crois que ce serait bien si plus de gens savaient d’où provient leur nourriture et combien de personnes ces entreprises soutiennent, comme les agriculteurs qui font pousser du blé dans notre région et des emplois comme le mien. Maintenant, je regarde les étiquettes, et je peux aller à Costco leur dire… Hé! C’est notre farine. C’est génial de trouver notre farine et de savoir que j’ai eu un rôle dans la préparation de ce produit, et que ces nouilles utilisent notre farine. On ne vend pas de farine au détail, mais elle va directement à la pâtisserie. Alors, voir quelque chose sur les étagères dans le magasin… c’est vraiment gratifiant. »

-Doug, meunier adjoint, superviseur de la production

« Ma partie préférée de ce travail, c’est quand je sors rencontrer de nouvelles personnes. Ce n’est jamais la même chose; on travaille fort pendant l’été pour pouvoir prendre les choses plus à l’aise en hiver. On est bien occupés jusque Noël. Puis, on prend quelques semaines de repos et ça recommence. Dès février, on se prépare et en mars, c’est parti. »
Sandor, propriétaire et exploitant de camion ambulant

-Sandor, propriétaire et exploitant de camion ambulant

« J’adore les gens, et, lorsque j’ai ouvert ce magasin, je voulais qu’en venant, ils aient une expérience familiale. Je trouve que les gens sont tellement occupés maintenant; alors, voir les parents venir avec leurs enfants et les faire aller à l’arrière pour regarder les animaux pendant que les parents font leurs courses, c’est génial. J’adore cette expérience et le fait que tout ralentit pendant quelques minutes. Parfois, je regarde par la fenêtre à l’arrière et je vois des familles et des enfants qui courent et donnent à manger aux poneys et la joie et les conversations dans le magasin! C’est tout simplement différent, car quand vous allez à l’épicerie, c’est comme du travail à la chaîne. Mais ici, c’est une expérience… et c’est ce que j’ai toujours voulu. »

-Brenda, propriétaire et exploitante d’un magasin de campagne

« Ce que je préfère, c’est travailler avec les animaux tout le temps et pouvoir être à l’extérieur. En été, nous sommes dans les prés, et j’adore être à l’extérieur, faire le tour des prés et voir les moutons dans leur habitat et les savoir au calme et détendus, ou tout simplement, profiter de la journée. Nous avons vraiment beaucoup de chance ici; nous avons une grande famille sur laquelle nous appuyer. Quand je suis occupé à faire autre chose, je m’appuie sur ma femme pour faire les corvées ici. Lorsque nous avons de gros travaux à faire, toute la famille s’y met. Si nous pesons les agneaux, ou qu’on les trie ou qu’on prépare un déplacement important dans les prés, je peux travailler avec ma femme, mes parents et mes sœurs pour faire le travail. »

-Quintin, éleveur de moutons de l’Ontario

« J’adore l’agriculture canadienne et les personnes qui travaillent et habitent dans cette communauté. Mais ce n’est qu’après m’être mise en contact avec des fermiers et des personnes dans l’industrie agricole, dans le cadre de la recherche agroalimentaire, il y a environ 6 ans, que j’ai réalisé la passion qui m’animait. Maintenant, je suis capable d’aider des gens, entendre leur histoire et faire des recherches qui peuvent être transformées en quelque chose de pratique pouvant aider les agriculteurs canadiens et l’agriculture canadienne. C’est quelque chose dont je suis très fière. De manière générale, j’aimerais que le grand public ait plus de relations avec l’agriculture canadienne et qu’il en sache un peu plus sur ses aliments, ses origines et ses modes de production. Je crois que cela résoudrait quelques-uns des problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui, comme le gaspillage alimentaire et l’examen injustifié des agriculteurs et de l’agriculture. »

-Andria, épidémiologiste

« Je n’habite pas encore dans une ferme, mais j’économise de l’argent depuis que je suis bébé! Je veux être vétérinaire, car j’adore les animaux : les chevaux, les moutons et les échidnés… vraiment tous les animaux. Je fais partie de notre club de vétérinaires local, où nous apprenons des choses intéressantes comme la rage, la toux du chenil, le tétanos et la grippe aviaire — toutes les choses qu’il faut connaître pour devenir vétérinaire. Je présente les agneaux de mon ami dans les foires locales. J’aime les laver et les préparer. Aucun ne s’est encore échappé. »

-Kate, 10 ans

« On utilise des produits biologiques pour supprimer les insectes nuisibles dans la serre; en gros, on utilise un organisme pour en supprimer un autre. Une partie de cela c’est notre programme anti-insectes. Vous pourriez dire que c’est un peu mon bébé. Chaque jour, j’y fais attention et je contrôle les progrès. Le programme bio m’a enseigné qu’il n’y a pas de réponse facile. Il faut toujours évaluer et poser des questions sur pourquoi quelque chose s’est produit, ou sur ce que vous pourriez essayer. Entretenir cette curiosité pour continuer à regarder en dehors des sentiers battus rend tout cela très gratifiant. »

-Jess, spécialiste de la suppression biologique et aide-cultivatrice dans une serre de concombre de l’Ontario

« Nous avons créé nos propres emplois. Nous étions à la maison de Jennifer pour distribuer des bonbons pour Halloween et elle avait un peu de pâte à biscuits un peu mangée dans le réfrigérateur. On en a parlé parce que je trouvais ça bizarre, mais apparemment certaines personnes aiment manger de la pâte à biscuits crue, et nous avons découvert que c’est même une tendance aux É.-U. Ce qu’on aime vraiment, c’est que c’est à nous et on peut prendre nos propres décisions concernant ce qu’on veut faire. On a la chance de le développer en ce que nous voulons. »

-Jennifer et Sarah, exploitantes et propriétaires de camions restaurants

« Je suis originaire d’Iran et j’ai déménagé au Canada en décembre 2009 lorsqu’il y avait environ 1 mètre de neige par terre! Quel changement!
J’ai obtenu ma maîtrise en sciences informatiques et j’ai rejoint l’entreprise juste après, où je gérais leur service des TI. C’est un travail important, car si les TI tombent en panne… tout tombe en panne!

Tout le monde pense que c’est facile de s’occuper des œufs, et je pensais ça aussi avant. La poule pond des œufs; on les ramasse à la ferme et on les vend. C’est facile, n’est-ce pas? Mais ce n’est pas vrai. Il y a tellement de technologie derrière tout ça! C’est presque incroyable. Dès le début de la production des œufs, jusqu’à l’usine de production, tout se base sur la technologie. »

-Ehsan, gestionnaire des TI dans une entreprise de production d’œufs

« Cela fait 27 ans que je travaille dans cette provenderie et maintenant on est passé à l’informatique. Il faut beaucoup de connaissances pour la gérer. Il ne s’agit plus de seulement tirer des leviers. Lorsqu’ils ont installé les premiers ordinateurs, les techniciens sont venus d’Allemagne. C’était des jeunes qui ne connaissaient rien à la préparation d’aliments pour animaux. Ils m’ont demandé de leur montrer le système informatique que nous avions avant et je leur ai répondu que c’était juste un tuyau et qu’on devait verser tous les ingrédients à la main. Ils n’ont pas compris. J’ai toujours été bon avec les ordinateurs. »

-Rick, opérateur de provenderie en Ontario

« J’ai grandi en ville en Ontario, et mon diplôme en biologie est ce qui m’a rapprochée le plus de l’élevage du bétail. Je me souviens que le vendredi soir, notre famille allait sur les bords du lac Huron et, avec l’odeur venant de l’étable, ma sœur et moi on jouait à qui retiendrait sa respiration le plus longtemps. Aussi, ce fut un grand défi de s’habituer à élever le bétail. Ce n’est pas un travail de bureau. On y est 24 h sur 24 et 7 jours sur 7. On ne sait jamais quels nouveaux défis on rencontrera le lendemain. Il est parfois difficile d’équilibrer le temps réservé à la famille et celui réservé au bétail. Mais, j’aime vraiment beaucoup m’occuper des animaux. J’aime élever des porcs en bonne santé et leur donner les meilleurs soins possibles. »

-Tara, éleveuse de porcs en Ontario

« Quand j’étais jeune, je voulais être médecin. Je ne le suis jamais vraiment devenu, mais, en tant que scientifique de l’alimentaire, je m’occupe de microbiologie. Une grande responsabilité repose sur nous pour nous assurer que les consommateurs reçoivent un produit sécuritaire. Aussi, d’une certaine manière, je m’occupe encore de la santé des gens par le biais des aliments qu’ils consomment au quotidien. »

-Sanjay, gestionnaire de l’exploitation

« Tant que vous avez un lien avec l’origine du produit et que vous savez que c’est un bon produit, c’est ça qui définit le terme Local, pour moi. Nous avons des producteurs de maïs sucré ici, mais notre maïs sucré n’est prêt qu’au début juillet; il y a vraiment du bon maïs à Simcoe et il est à moins de 100 km. C’est encore l’Ontario et pour moi, c’est encore un produit de type local. Les bleuets sauvages que l’on cultive dans le nord, c’est encore l’Ontario et encore un produit local. Lorsqu’il provient du fermier, et qu’il vous est remis en main propre, pour moi c’est encore un produit local. »

-Kevin, boulanger dans un marché fermier et livreur

« Je suis née en Suisse et j’ai immigré au Canada avec ma famille quand j’étais très jeune, car mes parents voulaient être des producteurs laitiers. Quand j’étais enfant, j’aidais à nourrir les veaux et à travailler dans la grange. En vieillissant, enlever les pierres des champs était une manière de gagner un petit peu plus d’argent.

Étant donné que je ne parlais pas anglais quand j’ai commencé l’école, c’est peut-être unique que je travaille maintenant comme journaliste pigiste spécialisée dans la rédaction de textes sur la recherche et l’innovation dans l’agriculture. J’écris principalement en anglais, mais aussi en allemand et en français. C’est un peu drôle, car quand j’étais au collège, je me souviens que je détestais les sciences. J’étais plus une étudiante qui se passionnait pour la rédaction, les arts et l’histoire. Maintenant, je trouve que beaucoup de ce que je fais fait intervenir la recherche, l’innovation et la science… tout cela est lié à mes racines à la ferme.

Avec les années, j’ai eu assez de chance, par le biais de mon adhésion à la Canadian Farm Writers’ Federation (fédération des rédacteurs agricoles du Canada) et à l’International Federation of Agricultural Journalists, de visiter des fermes partout dans le monde et de rencontrer des journalistes agricoles, ainsi que des spécialistes en communication dans ces mêmes pays. Une personne m’a recommandé d’y adhérer. À cette époque, je ne savais même pas ce qu’était une rédactrice agricole. Mais le fait de pouvoir passer du temps avec des personnes ayant les mêmes idées, apprendre les uns des autres et découvrir l’agriculture à l’international… c’est tout simplement fabuleux et ça a été super important dans ma carrière. »

-Lilian, journaliste agricole pigiste

« Si la météo est au rendez-vous, cette petite graine et tout le reste dans ce champ produiront du maïs sucré un peu plus tard cet été. Le printemps a été froid et humide, ce qui a rendu difficile de planter quoi que ce soit. On devrait normalement planter du maïs sucré et des citrouilles ce weekend, mais il a encore plu et les champs sont trop humides.
Ma famille a commencé à vendre du maïs sucré en 1978, lorsque j’avais 9 ans. À cette époque, on le vendait dans un wagon au bout du chemin pour 25 cents la douzaine. Mes parents gardaient la moitié de l’argent et mes frères et moi, on se partageait le reste. Je me souviens qu’on le comptait tous les jours et qu’on l’économisait pour faire de gros achats, comme des vélos. Plus de 40 ans plus tard, on vend encore du maïs, et beaucoup. Je suis particulièrement fier du sens de permanence provenant de l’éducation de mes deux enfants ici. En automne, nous accueillons aussi des dizaines de milliers de personnes ici pour récolter les citrouilles, ou essayer notre labyrinthe de maïs. Je suis toujours heureux de répondre aux questions qu’ils peuvent se poser sur notre ferme. »

-Channing, producteur de maïs sucré et de citrouilles

« Je suis allée à l’université pour quelque chose de complètement différent : la physique et les mathématiques. Un jour, je suis rentrée à la maison et je parlais à mes parents, et je ne sais pas pourquoi, j’ai réalisé que c’était ce que je voulais faire. Ce fut un moment bizarre et, une fois que j’ai obtenu mon diplôme, je suis venue directement ici et j’ai commencé ma formation. Je ne m’imagine pas faire autre chose maintenant. C’est l’idée de savoir que je mets de la nourriture dans l’assiette de quelqu’un, une nécessité de la vie, qui me fait chaud au cœur. »

-Laura, responsable de serre

« C’est un travail qui n’arrête jamais. Et les œufs arrivent tous les jours. Il faut donc être là, mais il faut aussi s’occuper des poules. Mon conseil est de trouver un partenaire qui veut lui aussi travailler à la ferme; ensuite, c’est possible de le faire ensemble. C’est une belle vie, et un super endroit pour élever une famille. Mais le mieux, c’est le fait que je marche pour me rendre au travail et tout le monde est toujours très content de me voir! »

-Nick, producteur d’œufs de l’Ontario

« Voici Faith. Elle a environ 1 an et, lorsqu’elle est née, il a fallu la nourrir au biberon, car elle était orpheline. J’ai souvent fait ça! L’année dernière, nous étions au défilé du père Noël. On l’a emmenée dans une remorque et elle n’était pas du tout nerveuse. Une fois que nous sommes arrivés sur la route principale, elle a voulu s’arrêter et dire bonjour à tous les enfants. On va peut-être recommencer cette année. »

-Shana, 11 ans

« Je travaille dans un restaurant qui n’utilise que des aliments locaux. C’est vraiment incroyable de connaître l’origine de sa nourriture! Ces gens, les fermiers et les fournisseurs, on est en contact avec eux toutes les semaines; on prépare de nouvelles commandes. C’est vraiment très gratifiant de savoir qu’on peut prendre toute cette nourriture et la transformer en un plat que tout le monde aimera! »

-Shayne, Chef de partie

« J’enseigne la génétique animale et la biologie dans une université et j’adore chaque aspect de ce que je fais, particulièrement la supervision des étudiants en maîtrise, car on peut voir combien ils grandissent, non seulement professionnellement, mais aussi personnellement. On les prépare à être la prochaine génération de l’industrie; alors quand ils ont terminé et qu’ils réussissent, c’est vraiment très gratifiant. »

-Angela, instructrice en biologie animale

« Je voulais être professeure de musique ou avocat. Ma passion pour la ferme m’est venue lorsque les quotas d’œufs ont augmenté pour mon père en 1997. Il récoltait des œufs depuis au moins 27 ans. On voulait se diversifier. Pour aider, je travaillais en enseignant le piano et je travaillais à temps partiel pour un avocat. Mais pouvoir travailler avec la famille et rester à la maison pour travailler, c’est l’activité la plus gratifiante! »

-Cindy, productrice d’œufs

« Je savais que j’aimais cuisiner quand j’avais environ 8 ou 9 ans. C’est à ce moment que j’ai commencé à faire des tartes, mais c’est à 26 ans que je suis allé à l’école hôtelière. Le banquet le plus difficile que j’ai organisé fut pour un mariage, avec 30 convives sur une île, sans électricité ni eau courante. L’endroit le plus intéressant était dans un camp de camping au nord de San Francisco, juste après le tremblement de terre de 1989. On y a préparé un classique canadien de l’Action de grâce : dinde, sauce brune, purée et tout ce qui va avec. On avait seulement un feu de camp et un petit réchaud de camping pour tout préparer… ce fut délicieux. Ma femme est une gastronome également! Nous venons de rénover la cuisine et nous avons trouvé 21 fouets. On n’en a vraiment pas besoin de tant! »

-Jay, chef de cuisine dans un hôtel de l’Ontario et cuisinier de longue date

« On peut dire que travailler dans l’industrie laitière est un trait de famille. Mon père a travaillé dans cette industrie depuis qu’il a eu l’âge de travailler et cela jusqu’à ce qu’il prenne sa retraite; j’ai suivi ses pas, peut-être inconsciemment. Les produits laitiers sont très importants dans ma vie, et je suis vraiment très bien informé des soins apportés aux animaux nécessaires pour les produire. »

-Adam, superviseur de la production laitière

« J’ai été en cuisine toute ma vie. Mon premier job, c’était plongeur à 15 ans; puis, je n’ai jamais cessé de travailler en cuisine. Ça m’a toujours attiré; même si je partais pour essayer autre chose, je crois que j’y reviendrais toujours. »

-Madison

« J’ai reçu quelques-uns des meilleurs conseils pendant un jeu d’Euchre avec mon père, quand j’avais à peine 10 ans. Il me disait de toujours “pick the suit” sinon je n’obtiendrais jamais ce que je voulais. J’aime à penser que j’applique ça à d’autres domaines de ma vie et ça m’a mené là où je suis actuellement. »

-Stacy, coordinatrice de l’assurance de la qualité

« J’adore rester actif physiquement et j’ai toujours été intéressé par le monde de la kinésiologie, particulièrement la psychologie du sport et le comportement des athlètes. C’est en rapport avec mon emploi actuel… sauf que maintenant j’examine le comportement des animaux, et puisque les aliments alimentent l’exercice physique… tout est lié d’une certaine manière! »

-Derek, instructeur bien-être et comportement animal

« Chez moi, au Mexique, je n’étais pas agriculteur, mais ça fait maintenant 10 ans que je me rends au Canada pour travailler dans une serre. Je reste ici de 7 à 8 mois; puis je retourne chez moi dans ma famille. Ce que je préfère, c’est cueillir les tomates. Dans la serre, on travaille en équipe et il y a toujours quelque chose à faire, ce qui rend la chose intéressante! »

-Fidencio, travailleur saisonnier

« Ma mère, que j’appelle affectueusement la “Martha Stewart des Prairies” a toujours laissé une place particulière à la nourriture dans notre vie, que ce soit avec le grand jardin, à Pâques, à Noël, etc. ou toute autre célébration de l’année. Elle nous laissait mettre tout en désordre et faire preuve de créativité dans la cuisine. Quand j’avais environ 7 ans, j’adorais aller chercher les carottes dans le jardin, les couper en morceaux et écraser les framboises fraîchement cueillies pour les servir à mes amis dans la cabane au fond du jardin. »

-Patricia, diététiste autorisée

« En dehors de jouer à la ferme avec nos animaux, ce que j’aime par-dessus tout, c’est la gymnastique. J’ai été à un concours de gymnastique samedi dernier. J’ai terminé première avec 9,3 sur 10. Ce que j’adore faire à la ferme, c’est rassembler les œufs et empiler les plateaux. J’aime aussi exposer mes moutons lors de foires. Je les lave 3 fois avant d’y aller et je termine en général à la première ou la deuxième place. »

-Danica, 8 ans

« Je crois que beaucoup de choses m’intéressent! Je suis producteur de légumes de la quatrième génération. Peut-être qu’un jour, mes deux fils seront la cinquième génération. Nous expédions environ 100 caisses de brocoli chaque jour pendant la récolte. Je suis aussi bénévole en tant qu’agent de police auxiliaire dans ma communauté et j’adore les voitures de course. J’ai commencé le karting quand j’avais 12 ans et, plus tard, je suis allé dans la ligue CASCAR, partout au Canada. J’ai remporté deux fois la coupe Flamboro Memorial. »

-Kenny, producteur de légumes

« Mon métier, c’est mécanicien. L’électronique, la mécanique, la technologie et les choses qui bougent et font quelque chose m’ont toujours intéressées. Tous ces programmes comme How it’s made. Depuis que je suis enfant, j’essaie de construire, réparer ou casser des choses. J’ai transformé ça en un métier! J’adore toutes ces choses qui bougent et la manière d’utiliser la technologie pour améliorer ce qui est obsolète et dépassé! »

-Alek, superviseur de l’entretien

« Une partie de la raison pour laquelle je suis devenue vétérinaire pour gros animaux, c’est parce que je trouve très intéressant de travailler avec les agriculteurs. On travaille étroitement avec eux et la relation est beaucoup plus solide par rapport à celle où on voit le chien de quelqu’un une fois par an pour lui faire quelques piqûres. J’ai des clients depuis longtemps et voir leurs enfants grandir et reprendre la ferme, mais aussi être témoin de ce changement intergénérationnel est vraiment intéressant. Voir les changements et les améliorations qui se passent pour leurs animaux ou leurs fermes est aussi très gratifiant. C’est évidemment leurs affaires et leur famille. Aussi, je crois qu’avoir ce lien avec les clients est vraiment intéressant. »

-Charlotte, vétérinaire pour gros animaux et instructrice en université

« Je viens du Libéria et cela fait maintenant 2 ans que je suis au Canada. J’aime le Canada parce que c’est un pays sûr pour les réfugiés de partout dans le monde. Je travaille ici depuis un an et demi maintenant. Avant d’arriver, je n’avais jamais travaillé dans le secteur de l’alimentaire et j’adore ce travail! Si je vais à l’épicerie et que je vois nos œufs dans les rayons, je suis très content de voir les gens les acheter! Je me dis qu’ils achètent un produit que j’ai contribué à faire! »

- Victor, employé dans une usine de transformation des œu

« J’ai passé une bonne partie de mon enfance dans la ferme d’exploitation bovine de ma grand-mère. Elle vivait tout près et mes parents savaient toujours où me trouver quand je n’étais pas à la maison! Quarante ans plus tard, j’élève des vaches à viande et des moutons dans la ferme de mon grand-oncle. Je n’ai jamais vraiment voulu faire autre chose. Qu’a pensé grand-mère de mon choix de carrière? Même si elle n’était plus active à la ferme, elle m’a vite donné ses conseils. Elle me laissait des messages quand elle pensait que je devais emmener les vaches dans un autre près! »

-Kim Jo, beef and sheep farmer

« J’ai un diplôme en technologie de laboratoire scientifique, et j’ai en fait travaillé dans le secteur de l’assurance de la qualité pour des entreprises d’aliments surgelés et pour des brasseries avant d’arriver ici. Ce que je n’ai pas réalisé avant ça, c’est qu’il y a autant de travail dans la préparation de la nourriture pour les animaux que pour celle des humains. Chaque étape du processus est suivie à la trace, depuis la récolte jusqu’au moment où la culture est apportée au moulin, en passant par le moment de l’expédition par camion. En tant que consommatrice, ça me donne aussi confiance à l’égard de notre approvisionnement alimentaire. »

- Jennifer, coordinatrice de l’assurance de la qualité, provenderie de l’Ontario

« J’adore transmettre mes connaissances sur la nourriture et la boisson aux autres; qu’il s’agisse de collègues ou de clients. Peu importe s’ils se souviennent ou non que c’est moi qui vient de leur dire. S’ils s’en souviennent et si ça peut les aider à l’avenir, ou même si c’est une petite chose à raconter à une fête, je crois que c’est génial! »

-Myles, employé de restaurant